> Côtes d'Armor Conjoncture Mars 2021

Mise à jour : 16/06/2021

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> Publication > Point régulier sur l'évolution de la conjoncture nationale sur le site de l'Insee

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Résumé du bilan du 1e trimestre 2021 :

Rappel de la situation fin 2019 : La tendance à l’amélioration observée tout au long de l'année 2019 s’est confirmée au dernier trimestre de l'année. Les principaux indicateurs économiques affichaient alors une évolution favorable, tant au niveau des entreprises que des ménages. Portée par une bonne conjoncture économique, les effectifs salariés progressaient et le chômage reculait. Ce reflux concernait toutes les catégories de demandeurs d’emploi, y compris la Catégorie A (n’ayant exercé aucune activité). Cette amélioration a notamment profité aux chômeurs de longue durée (près de la moitié des demandeurs d’emploi).

Evolution générale des indicateurs au 1e trimestre 2021 par rapport au 4e trimestre 2020 :

La plupart des indicateurs de conjoncture du 1e trimestre 2021, qui concluent une première année de crise sanitaire, traduisent une relative, mais encore fragile, amélioration de la situation économique et sociale comparativement au 4e trimestre 2020. Les tendances seront sans doute davantage perceptibles et mesurables au cours des mois à venir compte tenu du maintien des diverses mesures de soutien prises par le Gouvernement en faveur de l'économie nationale, mesures qui ne pourront compenser durablement et totalement l'ensemble des conséquences de la crise actuelle pour les entreprises et sur l'emploi.

Evolution détaillée des indicateurs à 1 an d'intervalle (1e trimestre 2021 par rapport au 1e trimestre 2020) :

Parmi les indicateurs qui concernent directement les entreprises des Côtes d'Armor : leur chiffre d'affaire global au 1e trimestre 2021 progresse en comparaison du 1e trimestre 2020, les créations d'entreprises sont reparties à la hausse ainsi que le montant de TVA déductible sur immobilisations des entreprises (investissements) qui avait fléchi au 3e trimestre 2020 (attentisme de la part des entreprises). Les procédures collectives (redressements et liquidations judiciaires, plans de sauvegarde...) s'inscrivent en forte baisse grâce, notamment et pour l'instant, aux mesures de soutien à l'économie. La valeur des exportations et la superficie globale des locaux professionnels autorisés à la construction progressent également à un an d'intervalle ainsi que la valeur des produits de la pêche alors que le montant des prix de base aux agriculteurs (lait et porcs) sont en baisse plus ou moins significative. Quant au nombre de nuitées touristiques au 1e trimestre 2021, il est très logiquement en baisse par rapport au volume du 1e trimestre 2020.

Sur le marché du travail, tous les indicateurs sont au rouge : baisse des effectifs salariés au 1e trimestre 2021 en comparaison du 1e trimestre 2020 (notamment dans l'Industrie, l'Intérim et surtout dans le secteur de l'Hôtellerie-Restauration), hausse du nombre total de demandeurs d'emploi et de toutes les sous-catégories de D.E. (Catégorie A, - de 25 ans, + de 50 ans, de longue durée), augmentation du nombre de ruptures conventionnelles homologuées. A un an d'intervalle, les offres d'emploi collectées par Pôle Emploi progressent ainsi que par rapport au 4e trimestre 2020. Le taux de chômage a très légèrement diminué au 4e trimestre 2020 (-0,2 pt). Ainsi que l'analyse l'Insee, cette baisse du chômage, qui semble totalement paradoxale en plein période de crise sanitaire, s'explique par le fait que bon nombre d'actifs bénéficient toujours des mesures d'activité partielle et que certains demandeurs d'emploi n'ont pas été aussi actifs dans leurs démarches administratives et dans leurs recherches.

Les activités et la consommation des ménages sont également impactées. Ainsi, le nombre d'immatriculations de voitures particulières neuves a progressé à un an d'intervalle. Le montant de TVA collectée (consommation) s'inscrit par contre à la hausse à un an d'intervalle ainsi que le nombre de logements neufs commencés, le volume de logements autorisés diminuant. Les indicateurs de précarité se sont globalement améliorés à l'exception notable du nombre de foyers bénéficiaires du R.S.A.

Les prochaines données disponibles en septembre 2021 (valeurs de juin 2021) permettront de mesurer plus précisément les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, notamment les effets décalés résultants des processus et mesures de soutien temporaires évoqués précédemment.

 

Vue générale : évolution des indicateurs de conjoncture au 1e Trimestre 2021

Ce tableau, actualisé progressivement en fonction de la disponibilité des données, vous permettra également de naviguer dans cette page
ACTIVITES DES ENTREPRISES
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
Chiffre d’affaire des entreprises (milliards €)
+ 6,5 %
Créations d’entreprises
+ 33,6 %
Procédures collectives (liquidations, redressements...)
- 58,3 %
TVA déductible sur immobilisations entreprises (€)
+ 14,6 %
Indice des crédits à l’équipement des entreprises (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice des dépôts à vue des entreprises (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice de l'épargne financière des entreprises (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Surface des locaux professionnels autorisée (SHON, m²)
+ 8,1 %
Montant en valeur des exportations (€)
+ 5,0 %
Montant en valeur des importations (€)
+ 8,8 %
EMPLOI- MARCHE DU TRAVAIL
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
Emploi salarié secteur privé (données brutes au 4e trimestre 2020) dont...
- 0,8 %
Industrie
- 1,1 %
 
Construction
+ 2,1 %.
 
Commerce
+ 0,1 %.
 
Hôtellerie, restauration
- 11,9 %.
 
Autres services hors intérim
+ 0,1 %.
 
Intérim
- 5,1 %.
 
Demandeurs d’emploi de Catégories A, B, C (moyenne trimestrielle) dont…
+ 2,9 %
Demandeurs d’emploi de Catégorie A
+ 4,6 %
Demandeurs d’emploi de - de 25 ans
+ 5,2 %
Demandeurs d’emploi de 50 ans et +
+ 3,5%
Demandeurs d’emploi de longue durée (+ 1 an)
+ 9,7 %
Heures partielles autorisées
nd
nd
Demandes de ruptures conventionnelles de CDI homologuées
+ 10,9%
Offres d’emplois collectées par Pôle Emploi
+ 21,1 %
Taux de chômage (données au 4e trimestre 2020)
- 0,2 pt
ACTIVITES, CONSOMMATION DES MENAGES ET DES PARTICULIERS
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
TVA collectée auprès des ménages (consommation, €)
+ 8,8 %
Indice des crédits à l’habitat des particuliers (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice des crédits à la consommation des ménages (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice des dépôts à vue des particuliers (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice de l'épargne financière des particuliers (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Immatriculations de voitures particulières neuves
+ 23,2 %
Logements neufs autorisés (hors logements en résidence)
- 9,8 %
Logements commencés (hors logements en résidence)
+ 30,1 %
PRECARITE
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
Foyers bénéficiaires du R.S.A. "Socle" CAF (Mars)
+ 2,8 %
Foyers bénéficiaires de la Prime d'activité CAF (Mars)
- 2,5 %
Total foyers bénéficiaires CAF (Mars)
- 1,2 %
Foyers agricoles bénéficiaires de la Prime d'activité MSA (Mars)
- 6,0 %
TOURISME
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
Nombre total de nuitées touristiques (Flux Vision Tourisme, millions)
- 6,4 %
Taux d'occupation moyen des locations disponibles sur les plateformes de réservation
+ 8,0 pts
PÊCHE - AGRICULTURE
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
Valeur des produits de la pêche débarqués en criées (€)
+ 22,9 %
Investissement moyen dans les exploitations agricoles (€)
+ 4,6 %
Prix de base du porc (€ / kg de carcasse, Septembre)
- 16,0 %.
Prix de base du lait "A" (€ / 1 000 litres, Septembre)
- 2,4 %
Evolution favorable Stabilité (valeurs comprises entre -0,2 et +0,2% ou pt) Evolution défavorable - n.d. : donnée non disponible
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1. Activités des entreprises

1.1. Chiffres d'affaires des entreprises

Le montant total des chiffres d’affaires (CA) déclarés par les entreprises au 1e trimestre 2021 s’est élevé à 6,933 milliards d’€. La hausse constatée à un an d'intervalle (+6,5% pour l'ensemble des secteurs) est due principalement aux entreprises relevant de la DGFIP (+8,9%), les Grandes Entreprises* ne progressant que de 0,7%. La plupart des secteurs d’activité sont en progression, notamment les Activités immobilières, l'Agriculture, le Commerce et la Réparation automobile, la Construction et le Transport-entreposage. Les quatre secteurs en repli sont l'Hébergement-restauration, les Activités financières et d'assurance, la Santé humaine et l'action sociale ainsi que les Activités spécialisées, scientifiques et techniques.

* Sociétés dont le chiffre d’affaire ou le total de l’actif brut est au moins égal à 400 millions d’€ (source DGFIP-DGE)

Source graphiques et tableau : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP), données en millions d'€ courants des entreprises relevant de la Direction Générale des Entreprises (DGE) et hors DGE

Principaux secteurs d'activité - Source : DGFIP
C.A. 1e trimrestre 2021 (millions €)
Evolution sur 1 an (%)
Agriculture, sylviculture et pêche
873,06
10,0 %
Industrie manufacturière
2 182,38
4,9 %
Construction
589,86
9,5 %
Commerce - Réparation d’automobiles
2 158,53
10,0 %
Transports et entreposage
173,70
7,7 %
Hébergement et restauration
53,46
- 42,4 %
Activités financières et assurances
191,24
- 3,9 %
Activités immobilières
110,93
21,1 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
174,42
- 0,8 %
Activités de services administratifs, de soutien
122,33
3,1 %
Santé humaine et action sociale
67,67
- 3,2 %
Autres activités de services
84,53
5,7 %
CA de l’ensemble des secteurs d'activité
Y compris de ceux ne figurant pas dans ce tableau
6 933,41
6,5 %
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1.2. Créations d'entreprises

1 503 entreprises ont été créées en Côtes d’Armor au cours du 1e trimestre 2021, volume en hausse de +33,6% à un an d’intervalle (Bretagne : +29,8%, France métropolitaine : +30,7%). La hausse du nombre de créations concerne tous les types d'entreprises : entreprises individuelles (+35,5%), microentreprises (+55,2%) et sociétés (+28,8%).

Source graphiques : Insee
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1.3. Procédures collectives

20 jugements d'ouverture de procédures collectives* sont intervenus au cours du 1e trimestre 2021, chiffre le plus bas enregistré pour un 1e trimestre depuis 2012. La baisse constatée à un an d’intervalle (-58%) est supérieure à celle observée en Bretagne (-46%) ainsi qu'à l'échelle nationale (-34%). Cette évolution, qui peut paraître paradoxale en pleine crise sanitaire, s'explique pour l'essentiel par les mesures de soutien de l'Etat (chômage partiel, prêts garantis, fonds de solidarité...) qui permettent à de nombreuses entreprises de passer ce cap difficile sans être amenées à prendre des décisions radicales. Les évolutions seront sans doute différentes lorsqu'il sera mis progressivement un terme à ces mesures d'accompagnement économiques et sociales.

Source graphiques : Greffes du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc, * données incluant les jugements d'ouverture de redressements et de liquidations judiciaires, de sauvegardes et de résolutions de plans
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1.4. TVA déductible sur immobilisations des entreprises

Le montant de TVA déductible sur immobilisations, principal indicateur de l’investissement des entreprises, s’est élevé à 68,7 millions d’€ au 1e trimestre 2021 (+14,6% à un an d’intervalle). Cette hausse résulte à la fois des Grandes Entreprises*, dont les investissements ont progressé par rapport au 1e trimestre 2020 (+31,4%), et des entreprises relevant de la Direction Départementale des Finances Publiques (+12,6%).

* Sociétés dont le chiffre d’affaire ou le total de l’actif brut est au moins égal à 400 millions d’€ (DGFIP-DGE).

Source graphiques : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
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1.5. Crédits à l'équipement des entreprises

L’indice des encours de crédits à l’équipement des entreprises (base 100 1e trimestre 2002), après avoir nettement augmenté à compter de la fin de l'année 2017, a de nouveau fortement progressé au 3e trimestre 2020 (dernières données disponibles) comparativement au 3e trimestre 2019 : +16,9 points, hausse la plus forte enregistrée depuis 2002 pour un troisième trimestre.

Source graphique : Banque de France
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1.6. Dépôts à vue et épargne financière des entreprises

Les dernières données disponibles datant du 3e trimestre 2020, l'indice de l'encours des dépôts à vue des entreprises (base 100 au 1e trimestre 2002) a connu une progression inédite depuis 2002 à un an d'intervalle (+148 points).

L'indice de l'encours de leur épargne financière n'a par contre que faiblement progressé (+2,3 points par rapport au 3e trimestre 2019), son évolution étant irrégulière selon les trimestres.

Source graphique : Banque de France
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1.7. Construction de locaux professionnels

La surface totale des locaux professionnels autorisés a été de 124 185 m² au 1e trimestre 2021, volume en hausse de 8,1% à un an d’intervalle du fait principalement de la forte progression des surfaces dédiées aux entrepôts, à l'artisanat, aux bureaux, au commerce et à l'agriculture. A l'inverse, les surfaces autorisées de locaux de service public ou d'intérêt collectif, d'hébergement hôtelier et, dans une moindre mesure, industriels diminuent par rapport au 1e trimestre 2020.

La situation est encore plus favorable au niveau des surfaces mises en chantier avec une progression de 96,1% à un an d'intervalle. Cette hausse est due surtout à celle des entrepôts, des surfaces dédiés aux services publics ou d'intérêt collectif, à l'hébergement hôtelier et à l'agriculture. A l'inverse, les surfaces commencées de bureaux et de locaux industriels diminuent à un an d'intervalle.

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), * SHON (Surface hors œuvre nette) égale à la somme des surfaces des planchers de chaque niveau moins tout ce qui n'est pas aménageable (sous-sols et combles non aménageables, toitures-terrasses, balcons, loggias, surfaces non closes du rez-de-chaussée et garages)
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1.8. Importations, exportations, solde commercial des entreprises

Le montant en valeur des exportations s’est élevé à 312,7 millions d’€ (M€) au 1e trimestre 2021, chiffre en hausse de 5% par rapport au 1e trimestre 2020 (Bretagne : +1,8%). Parmi les principaux produits exportés en progression : Produits IAA (+8,1 M€), Produits informatiques, électroniques et optiques (+3,0 M€), Machines industrielles et agricoles, machines diverses (+1,7 M€), Bois, papier, carton (+1,6 M€), Produits en caoutchouc et en plastique, produits miniers (+1,1 M€), Equipements électriques et ménagers (+0,9 M€). Tous les autres produits exportés s'inscrivent à la baisse : Produits agricoles (-3,7 M€), Produits métallurgiques et métalliques (-1,3 M€), Matériel de transport (-0,5 M€).

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)
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Le montant des importations au 1e trimestre 2021 atteint 332,2 millions d’€ (M€), montant en progression de +8,8% par rapport au 1e trimestre 2020 (+27 M€). A un an d'intervalle, les plus fortes hausses bénéficient aux Produits informatiques, électroniques et optiques (+9,1 M€), Produits métallurgiques et métalliques (+5,3 M€), Machines industrielles, agricole et diverses (+3,6 M€), Produits chimiques, parfums et cosmétiques (+3,2 M€), Equipements électriques et ménagers (+2,6 M€), Produits en caoutchouc et en plastique, produits miniers (+2,1 M€). A l’opposé, les plus fortes baisses concernent les Produits IAA (-2,5 M€), Produits pharmaceutiques (-0,4 M€), Textiles, habillement, cuir et chaussures (-0,2 M€).

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)
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Pour le 1e trimestre 2021, le déficit commercial des entreprises costarmoricaines s’élève à 19,5 millions d’€ (M€), montant plus élevé que celui du 1e trimestre 2020, nettement plus faible toutefois que celui constaté les 1e trimestres de 2018 et 2019. 6 secteurs d'activité affichent un déficit important : Produits métallurgiques et métalliques, Machines industrielles et agricoles, Produits caoutchouc, plastique et miniers, Bois, papier et carton, Textiles, habillement, cuir et chaussures, Matériel de transport et Equipements électriques et ménagers. Seules 5 catégories de produits (parmi les 18 répertoriées) bénéficient d’un solde commercial excédentaire dont : Produits IAA (93 M€ d’excédent commercial), Produits agricoles (18 M€), Produits pharmaceutiques (+7,1 M€).

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)
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2. Emploi - Marché du travail

2.1. Emplois salariés secteur privé

Au 4e trimestre 2020 (dernières données disponibles), 124 941 emplois salariés privés étaient recensés en Côtes d’Armor, soit 1 051 ou 0,8% de moins à un an d'intervalle (Bretagne : -0,7%, France : -1,6%). La diminution entre les 4e trimestres 2019 et 2020 a concerné les secteurs de l'Industrie (-261 emplois, -1,1%) mais surtout de l’Hôtellerie-restauration (-706 emplois, -11,9%) et l'Intérim (-431 emplois, -5,1%).

 

 

Emploi salarié privé par grand secteur d'activité en Côtes d'Armor
Au 4e trimestre 2020
Evolution sur 1 an (%)
Industrie
24 002
- 1,1 %
Construction 
13 258
+ 2,1 %
Commerce
23 102
+ 0,1 %
Hôtellerie, restauration
5 241
- 11,9 %
Autres services
51 395
+ 0,1 %
Intérim
7 943
- 5,1 %
Total emploi salarié
124 941
- 0,8 %
Source graphiques et tableau : Urssaf Bretagne, emploi salarié secteur privé, hors secteur agricole, données brutes
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2.2. Marché du travail

48 759 demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle Emploi au 1e trimestre 2021 (données brutes en moyenne trimestrielle, Catégories A, B, C), chiffre en hausse de +2,9% sur un an (Bretagne : +3,4%, France métropolitaine : +4,9 %).

Source graphiques : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles

 

28 332 demandeurs d’emploi n’avaient pas du tout travaillé au 1e trimestre 2021 (Catégorie A), chiffre en hausse de +4,6% sur un an (Bretagne : +4,3%, France métropolitaine : +6,6%).

Source graphique : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles
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Parmi les 48 759 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi au 1e trimestre 2021, 6 802 étaient âgés de moins de 25 ans, effectif en hausse de +5,2% par rapport au 1e trimestre 2020. Cette tendance défavorable est moins prononcée en Côtes d’Armor qu’en Bretagne (+5,4%) et qu’au niveau national (+7,2%).

13 820 personnes de 50 ans et plus étaient inscrites à Pôle Emploi. Le nombre de seniors demandeurs d’emploi progresse de +3,5% à un an d’intervalle (Bretagne : +3,8%, France métropolitaine : +4,8%).

Enfin, 24 548 personnes étaient au chômage depuis plus d’un an, effectif en progression sur un an de +9,7%, hausse du chômage de longue durée significative mais toutefois moins soutenue qu'au niveau national (+13,1%) et régional (+10,8%).

Source graphiques : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles
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122 817 heures d’activité partielle ont été autorisées au 3e trimestre 2019 (données des trimestres suivants en attente). Ce volume est en hausse de 171,9% par rapport au 3e trimestre 2018 et atteint son plus haut niveau depuis 2010 pour un 3e trimestre. Cette progression est considérable comparativement au niveau régional (+6,8%) et au niveau national (+9%).

Depuis cette date, les données sur l'activité partielle en Bretagne et en Côtes d'Armor ne sont plus fournies. Le tableau ci-dessous correspond à la situation au 24 février 2021 pour les Côtes d'Armor comparativement à la région Bretagne (dernières données disponibles).

Les secteurs les plus concernés à cette date sont le Commerce-réparation d'automobiles et motocycles (10,8 millions d'heures demandées), la Construction (7,4), l'Hébergement-restauration (6,7), les Activités de services administratifs et de soutien (4,5), la Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (4,1) et le Transport-entreposage (2,8).

Premiers éléments collectés concernant les demandes d’activité partielle tous motifs (montants cumulés depuis le 1e mars, données provisoires) :

Activité partielle au 24 février 2021
Nombre d'établissements concernés
Nombre d'entreprises concernées
Nombre de  demandes
Nombre de salariés concernés
Nombre d'heures demandées
Côtes d’Armor
10 897
9 909
16 649
120 045
53 099 763
Bretagne
64 535
57 312
102 226
872 410
367 432 273
Part Côtes d’Armor (%)
16,89 %
17,29 %
16,29 %
13,76 %
14,45 %

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Le nombre de demandes d’homologations de ruptures conventionnelles de CDI enregistrées en Côtes d’Armor a progressé au cours du 1e trimestre 2021 : 653 demandes, volume en hausse de +12% par rapport au 1e trimestre 2020 (Bretagne : -2,2%, France métropolitaine : -1,1%).

Sur les 653 dossiers déposés, 630 demandes de ruptures conventionnelles ont été homologuées au 1e trimestre 2021 (+10,9% par rapport au 1e trimestre 2020), soit 96,5%, taux quasiment identique à celui constaté en Bretagne (96,3%).

Source graphique : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données trimestrielles brutes
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2 300 offres d’emplois ont été collectées par Pôle Emploi au cours du 1e trimestre 2021, volume en progression de 21,1% à un an d’intervalle (Bretagne : +7,4%). Les emplois durables (plus de 6 mois ou CDI), qui représentent plus de la moitié des offres d’emplois collectées dans le département (52,2%), ont fortement progressé (+20%) par rapport au 1e trimestre 2020, plus fortement qu'à l'échelle régionale (Bretagne +8%) alors qu'elles baissent au niveau national (-5%).

Source graphiques : Pôle Emploi
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Au 4e trimestre 2020 (dernières données disponibles), le taux de chômage en Côtes d’Armor s’établissait à 6,8% (Bretagne : 6,5%, France métropolitaine : 7,7%), taux en baisse de -0,2 point à un an d’intervalle (Bretagne et France métropolitaine : -0,1 pt), contrairement aux prévisions qui laissaient entrevoir une hausse encore plus importante au dernier trimestre 2020 que celle constatée au 3e trimestre. Selon l'Insee, la baisse du chômage sur les trois derniers mois 2020 provient d’abord de la hausse du taux d’emploi, lequel a continué de progresser en moyenne sur le trimestre.

Toutefois, et comme aux 2e et 3e trimestres 2020, la baisse du chômage est aussi pour partie « en trompe-l’œil ». En raison du second confinement, entre le 30 octobre et le 15 décembre, un nombre important de personnes ont basculé vers l’inactivité, faute notamment de pouvoir réaliser leurs démarches administratives et leurs recherches d’emploi dans les conditions habituelles.

Evolution DEFM et taux de chômage
Sources : DIRECCTE, Pôle Emploi, Insee
DEFM Cat. A, B, C
Variation 4e trimestres 2019 et 2020
Taux de chômage
au 4e trimestre 2020
Côtes d'Armor
+ 2,7 %
6,8 %
Bretagne
+ 3,7 %
6,5 %
France métropolitaine
+ 4,8 %
7,7 %
Source graphique : Insee
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NB : L'Insee a redéfini de nouvelles ZE en septembre 2020 qui remplacent celles de 2010. Ainsi, les ZE de Pontivy et de Loudéac sont de nouveau regroupées et une nouvelle ZE a été créée, Lamballe-Armor, précédemment incluse dans celle de Saint-Brieuc.

A un an d'intervalle, entre les 4e trimestres 2019 et 2020 (dernières données estimées disponibles), le taux de chômage a diminué dans la plupart des ZE bretonnes ou s'est stabilisé (Carhaix-Plouguer, Morlaix, Rennes et Vitré). Seule la ZE de Saint-Malo a vu son taux très légèrement augmenter (+0,1 point). Les baisses les plus significatives concernent les ZE de Guingamp (-0,5 point), de Quimper et de Ploërmel (-0,4).

La ZE de Guingamp affiche pour autant toujours le taux de chômage le plus élevé des Côtes d’Armor et de Bretagne (7,7%), légèrement supérieur à celui de la ZE de Carhaix-Plouguer (7,5%). A l’inverse, les ZE de Lamballe-Armor et de Pontivy-Loudéac restent les territoires costarmoricains ayant le plus faible taux de chômage (respectivement 5% et 6,1%), taux de chômage qui reste supérieur ou égal à la moyenne départementale dans les autres territoires : Lannion (7,2%), Saint-Brieuc (7,1%) et Dinan (6,8%).

Source graphique : Insee
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3. Activités, consommation des ménages

3.1. TVA collectée auprès des ménages

Le montant de TVA collectée en Côtes d’Armor au 1e trimestre 2021 s’est élevé à 197,1 millions d’€, chiffre plus élevé qu'au 1e trimestre 2020 (+8,8%). Cet indicateur, témoin du dynamisme de la consommation des ménages, augmente régulièrement chaque 1e trimestre depuis 2011.

 

Source graphiques : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
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3.2. Les crédits à l'habitat et à la consommation des ménages

L'indice de l’encours des crédits à l’habitat des particuliers continue à progresser : indice de septembre 2020 (dernières données disponibles) en hausse de +17,7 points par rapport à celui de septembre 2019.

L’indice de l'encours des crédits à la consommation des ménages est par contre à la baisse (-1 point en un an), ce qui n'était pas arrivé depuis septembre 2014.

Source graphique : Banque de France
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3.3. Dépôts à vue et épargne financière des particuliers

L'indice de l'encours des dépôts à vue des particuliers a fortement progressé à un an d'intervalle : indice de septembre 2020 (dernières données disponibles) en hausse de +39,8 points par rapport à celui de septembre 2019.

Le niveau de leur épargne financière reste élevé (Livrets A et ordinaires, PEL, autres livrets...) : +11,2 points sur un an.

Source graphique : Banque de France
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3.4. Immatriculations de véhicules particuliers neufs

3 390 véhicules particuliers neufs ont été immatriculés en Côtes d’Armor au cours du 1e trimestre 2021, volume en hausse de 23,2% à un an d’intervalle (Bretagne : +28,5%, France : +21,2%). Depuis 2010, et à l'exception des années 2013, 2014 et 2020, le nombre d’immatriculations n’a jamais été aussi bas pour un 1e trimestre, en raison principalement de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et à l'arrêt des aides de l'Etat, sous la forme notamment de primes à la casse ou à la conversion.

Source graphiques : Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
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3.5. Construction de logements neufs

893 permis de construire ont été délivrés au cours du 1e trimestre 2021 (logements autorisés hors logements en résidence), volume en baisse de -9,8% par rapport au 1e trimestre 2020 (Bretagne : +18,8%). La diminution concerne les logements collectifs (-46,5%) alors que les logements individuels progressent (+3%). En Bretagne, la hausse concerne à la fois les logements individuels (+19,4%) et collectifs (+17,8%).

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)

 

588 logements ont été mis en chantier au 1e trimestre 2021 (hors logements en résidence), volume en progression de +30,1% à un an d’intervalle. Cette tendance est également observée en Bretagne (+12,4%) et en France métropolitaine (+16,9%). La hausse constatée en Côtes d'Armor concerne aussi bien les logements individuels (+24,8%) que les logements collectifs (+97%). A l’échelle régionale, la tendance est identique pour les logements individuels (+25%) alors que les logements collectifs diminuent (-3,7%).

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)

La production départementale de béton prêt à l’emploi a atteint au 4e trimestre 2020 (dernières données disponibles) son plus bas niveau depuis 2017 pour un 4e trimestre (matériau utilisé dans la construction de logements et de locaux professionnels mais aussi pour les ouvrages d’art et les infrastructures). A un an d’intervalle, elle a diminué de 0,2%.

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3.6. R.S.A. et Prime d'activité

Fin mars 2021, 10 876 foyers costarmoricains ont bénéficié du Revenu de Solidarité Active « Socle » versé par la CAF, soit 301 foyers supplémentaires à un an d’intervalle (+2,8%).

32 978 foyers ont perçu la Prime d’activité (-848 foyers bénéficiaires à un an d'intervalle, -2,5%). Cette prime, qui complète les revenus d’activité professionnelle et remplace le RSA « Activité » et la Prime pour l’emploi, et dont le montant est recalculé chaque trimestre, est versée mensuellement sous certaines conditions aux personnes en activité (avoir plus de 18 ans, un salaire net inférieur à 1 500 € par mois...).

Au total, 43 854 foyers costarmoricains ont bénéficié de ces deux prestations (-1,2% par rapport à mars 2020), dont 2 075 foyers cumulaient RSA et Prime d’Activité.

Aux foyers qui reçoivent leurs prestations de la CAF, s’ajoutent les foyers des salariés et non-salariés agricoles (chefs d’exploitation, conjoints, collaborateurs, aides familiaux) qui peuvent également percevoir des prestations analogues via la Mutualité Sociale Agricole (MSA). 3 447 de ces foyers ont bénéficié de la Prime d’Activité versée par la MSA en mars 2021, soit 220 de moins qu’en mars 2020 (-6%). Le nombre d'actifs non-salariés agricoles bénéficiaires a en effet diminué (-13,7%) ainsi que les salariés agricoles (-3,6%),

NB : La forte progression globale des bénéficiaires de ces différents dispositifs sociaux (Cf. graphiques ci-dessous) est principalement due aux effets de la revalorisation exceptionnelle de la Prime d’activité ainsi qu'à l’élargissement des conditions de son attribution suite à l’annonce présidentielle du 10 décembre 2018 et au décret du 21 décembre 2018, en réponse au mouvement des Gilets Jaunes.

Sources graphiques : Caisse d’Allocations Familiales (CAF) et Mutualité Sociale Agricole (MSA) des Côtes d'Armor
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4. Tourisme

4.1. Nuitées touristiques et locations

Au cours du 1e trimestre 2021, les Côtes d'Armor ont accueilli 2,4 millions de nuitées touristiques, volume en légère baisse par rapport à la même période en 2020 et 2019 (-6%). En 2020, l'activité touristique avait bien démarré en janvier et février, puis avait été brutalement impactée par les effets de la crise sanitaire liée à la Covid-19 à partir de la mi-mars (début du 1e confinement). En 2021, après un démarrage plus calme qu'en 2020 en janvier et février, on note une progression des nuitées en mars grâce à de bonnes vacances d'hiver et à la venue de clientèles françaises (Région parisienne, Grand Ouest et Bretagne).

Conséquence, au cours du 1e trimestre 2021, les locations en Côtes d'Armor disponibles sur les plateformes de réservation (Airbnb, VRBO) enregistrent un taux d'occupation moyen de 41%, proportion en progression de 8 points par rapport au 1e trimestre 2020.

   
Sources graphiques : Flux Vision Tourisme (nuitées touristiques), Airdna (locations)

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5. Pêche - Agriculture

5.1. Pêche

6 540 tonnes de produits de la pêche ont été débarquées en criées au cours du 1e trimestre 2021 (+27,1% à un an d'intervalle) pour un montant de 15,5 millions d'€ (+22,9%).

Les poissons (40,6% des apports en criées) progressent en volume et en valeur (respectivement +10,2% et +7%). Compte tenu d’une chute des apports de seiches, les céphalopodes (2,6% des apports) diminuent en tonnage (-39,2%) et en valeur (-29,5%). Les coquillages (56,4% des apports) bénéficient des plus fortes progressions (+51,6% en tonnage, +58,7% en valeur). Portée par un excellent renouvellement du stock en Baie de Saint-Brieuc, la coquille Saint-Jacques domine nettement dans les apports (+77%) avec une quantité record de 3 531 tonnes. Les crustacés, dont les apports sont plus faibles (20 tonnes) sont également à la hausse (+31% en volume, +23,5% en valeur).

 Evolution des principaux indicateurs
1e trimestre 2020
1e trimestre 2021
Variation
Pêche & ventes en criées (tonnes)
5 146
6 540
+ 27,1 %
Pêche & ventes en criées (milliers d’€)
12 609
15 493
+ 22,9 %
   

Sources graphiques et tableau : Criées des Côtes d'Armor

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5.2. Agriculture

Les volumes d'abattage au 1e trimestre 2021 de veaux ainsi que de poulets et de dindes sont en baisse à un an d’intervalle. La collecte de lait est égalament en diminution (-2% par rapport au 1e trimestre 2020), la tendance étant à l'invese à la hausse en ce qui concerne les gros bovins et les porcs.

Comparaison des indicateurs
Données annuelles, Source DRAAF
1e trimestre 2020
1e trimestre 2021
Variation
Livraisons de lait (milliers d’hl)
3 638
3 565
- 2,0 %
Abattages gros bovins (milliers de têtes)
73
81
+ 9,9 %
Abattages veaux (milliers de têtes)
13,1
6,7
- 48,9 %
Abattages porcins (milliers de têtes)
1 357
1 375
+ 1,3 %
Abattages poulets (milliers)
12 902
11 925
- 7,6 %
Abattages dindes (milliers)
1 054
635
- 39,7 %

Source tableau : Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF)

L’investissement moyen dans les exploitations agricoles atteint un niveau record de 52 000 € au 1e trimestre 2021. L'augmentation sensible courant 2019 des prix payés aux producteurs de porcs et de lait (Cf. ci-après) explique pour partie cette situation malgré un fléchissement de la rémunération des productions constaté fin 2020. A cela s'ajoute l'effet favorable des aides à l'investissement à travers notamment le PCAE (Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles) et le Plan de relance national. L'impact économique de la crise sanitaire liée à la Covid-19 se fait sentir sur les grandes productions animales avec une nouvelle bataille sur la fixation des prix avec la Grande distribution. Tout cela pourrait avoir des effets au cours de l'année 2021 sur la dynamique d'investissement des exploitations agricoles.

Source graphiques : CER FRANCE, analyse sur près de 4 300 exploitations agricoles professionnelles en activité (hors installations notamment)

 

Le prix moyen du porc en mars 2021 était de 1,32 € par kg de carcasse, montant en baisse de -16% par rapport à mars 2020 (1,571 €). Malgré un marché perturbé par la crise sanitaire, le prix a continué de progresser au cours du 1e trimestre 2020 avant de décrocher pour atteindre finalement 1,385 € en décembre 2020 et 1,32 € en mars 2021, le point bas étant atteint en avril 2021 (1,31 €/kg) avant une très légère amélioration en mai (1,32 €). Ce début de reprise s'explique par le maintien d'un bon niveau d'exportation de l'U.E. vers les Pays tiers, notamment vers la Chine, malgré une très forte concurrence des U.S.A.

Dans ce contexte international, les tendances à venir restent difficiles à anticiper et les producteurs français sont inquiets. La situation est d'autant plus inquiétante que le prix des aliments a atteint un nouveau pic début 2021 (forte hausse du prix des céréales et du soja). Pour assurer un équilibre économique des élevages en 2021, les prix payés aux producteurs de porcs devront augmenter, le coût de l'aliment risquant de se maintenir à un niveau élevé.

Le prix du lait « A » payé aux producteurs a atteint 323,52 € pour 1 000 litres en mars 2021, montant en baisse de 8 € sur un an (-2,4%). Depuis le début de la crise sanitaire, la filière laitière a dû faire face à d’importants transferts de demande de la RHD (Restauration hors domicile) vers la Grande distribution et à une perturbation des échanges. Les périodes de déconfinement ont permis au marché de retrouver progressivement sa stabilité et le prix du lait commence à progresser (323,85 € en avril 2021, 324,60 € en mai) mais les résultats économiques des producteurs au 1e trimestre 2021 sont encore bas.

Pour une grande partie des producteurs, les effets de la loi EGALIM sont décevants. A l'échelle nationale, la collecte est en retrait par rapport à 2019, évolution qui affecte toutes les régions à l'exception de la Normandie. Cela s'explique en partie par la baisse des cheptels et l'accélération des cessations d'activités. Au niveau mondial, comme au sein de l'Union européenne, la demande en produits laitiers reste stable dans un contexte de baisse des volumes de production ce qui devrait favoriser une remontée des prix. L'augmentation du coût d'achat de l'alimentation animale (prix élevé du soja) pèse également sur les producteurs depuis quelques mois, le prix du lait n'étant pas suffisant pour assurer l'équilibre économique de la plupart des exploitations.

Source graphiques : CER France, * les producteurs perçoivent des plus-values liées à la qualité et au respect de différents cahiers des charges ; Porcs : estimations depuis septembre 2015 ; Lait : moyenne des deux principaux acheteurs
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Ce bulletin de conjoncture est réalisé chaque trimestre à partir des données et informations fournies par les partenaires suivants :

Le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
La Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES), Ministère du travail
La Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP)
La Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (DGCIS)
L’Insee
La Banque de France
L’Urssaf Bretagne
Pôle Emploi
La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)
La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF)
Les Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE)
La Direction Régionale des Douanes (DRD)
La Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
Les Greffes du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc
La Cellule Économique du BTP
CER France
La Caisse d’Allocations Familiales (CAF)
La Mutualité Sociale Agricole (MSA)
Côtes d’Armor Destination (CAD)
Flux touristiques B.A.T. François Marchand, Réseau Morgoat, Flux Vision Orange
Les Criées des Côtes d'Armor

Les données et analyses sont actualisées aux dates suivantes :
• juin pour les données du 1e trimestre année n
• septembre pour les données du 2nd trimestre année n
• décembre pour les données du 3e trimestre année n
• mars pour les données du 4e trimestre année n -1

> Publication > Point régulier sur l'évolution de la conjoncture nationale sur le site de l'Insee

> NOUVEAUX Page spéciale Armorstat COVID-19 & Tableau de bord Datagences Bretagne COVID-19

> Voir aussi L'Atlas du département et des EPCI des Côtes d'Armor > Lien

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