> Côtes d'Armor Conjoncture n° 71

Mise à jour : 12/04/2021

> Enquête de satisfaction en ligne Armorstat.com. Répondez à 4 questions et donnez votre avis Enquête 2020  Résultats 2019 

> Télécharger le n° 70 du Côtes d'Armor Conjoncture (PDF du n° 71 à suivre...)

> Publication > Point régulier sur l'évolution de la conjoncture nationale sur le site de l'Insee

> NOUVEAUX Page spéciale Armorstat COVID-19 & Tableau de bord Datagences Bretagne COVID-19

 

 

Résumé du bilan du 4e trimestre 2020 :

Rappel de la situation fin 2019 : La tendance à l’amélioration observée tout au long de l'année 2019 s’est confirmée au dernier trimestre de l'année. Les principaux indicateurs économiques affichaient alors une évolution favorable, tant au niveau des entreprises que des ménages. Portée par une bonne conjoncture économique, les effectifs salariés progressaient et le chômage reculait. Ce reflux concernait toutes les catégories de demandeurs d’emploi, y compris la Catégorie A (n’ayant exercé aucune activité). Cette amélioration a notamment profité aux chômeurs de longue durée (près de la moitié des demandeurs d’emploi).

Evolution générale des indicateurs au 4e trimestre 2020 / au 3e trimestre 2020 :

La plupart des indicateurs de conjoncture du 4e trimestre 2020, qui concluent une première année de crise sanitaire, traduisent une relative, mais encore fragile, amélioration de la situation économique et sociale comparativement au 3e trimestre 2020. Les tendances seront sans doute davantage perceptibles et mesurables au cours des mois à venir compte tenu du maintien des diverses mesures de soutien prises par le Gouvernement en faveur de l'économie nationale, mesures qui ne pourront compenser durablement et totalement l'ensemble des conséquences de la crise actuelle pour les entreprises et sur l'emploi.

Evolution détaillée des indicateurs à 1 an d'intervalle (4e trimestre 2020 / au 4e trimestre 2019) :

Parmi les indicateurs qui concernent directement les entreprises des Côtes d'Armor : leur chiffre d'affaire global au 4e trimestre 2020 progresse en comparaison du 4e trimestre 2019 (ainsi qu'en comparaison du 3e trimestre 2020), les créations d'entreprises sont reparties à la hausse ainsi que le montant de TVA déductible sur immobilisations des entreprises (investissements) qui avait fléchi au 3e trimestre 2020 (attentisme de la part des entreprises). Les procédures collectives (redressements et liquidations judiciaires, plans de sauvegarde...) s'inscrivent en forte baisse grâce, notamment et pour l'instant, aux mesures de soutien à l'économie. A l'inverse, la valeur des exportations et la superficie globale des locaux professionnels autorisés à la construction diminuent à un an d'intervalle. La valeur des produits de la pêche et le montant des prix de base aux agriculteurs (lait et porcs) sont en baisse plus ou moins significative. Quant au nombre de nuitées touristiques au 4e trimestre 2020, il est très logiquement et fortement en baisse par rapport au volume du 4e trimestre 2019.

Sur le marché du travail, tous les indicateurs sont au rouge : baisse des effectifs salariés au 4e trimestre 2020 en comparaison du 4e trimestre 2019 (notamment dans l'Industrie, l'Intérim et surtout dans le secteur de l'Hôtellerie-Restauration), hausse du nombre total de demandeurs d'emploi et de toutes les sous-catégories de D.E. (Catégorie A, - de 25 ans, + de 50 ans, de longue durée), augmentation du nombre de ruptures conventionnelles homologuées. A un an d'intervalle, les offres d'emploi collectées par Pôle Emploi sont restées stables et le taux de chômage a très légèrement diminué (-0,2 pt). Ainsi que l'analyse l'Insee, cette baisse du chômage, qui semble totalement paradoxale en plein période de crise sanitaire, s'explique par le fait que bon nombre d'actifs bénéficient toujours des mesures d'activité partielle et que certains demandeurs d'emploi n'ont pas été aussi actifs dans leurs démarches administratives et dans leurs recherches.

Les activités et la consommation des ménages sont également impactées. Ainsi, le nombre d'immatriculations de voitures particulières neuves est en nette diminution au 4e trimestre 2020 par rapport au 4e trimestre 2019 malgré un rebond comparativement au 3e trimestre 2020. Le montant de TVA collectée (consommation) s'inscrit par contre à la hausse à un an d'intervalle ainsi que le nombre de logements neufs autorisés ou commencés. Après une période de forte réduction d'activité du secteur du BTP, le volume de logements autorisés ou commencés repart à la hausse, amélioration qui va de pair avec une progression de l'emploi salarié dans le secteur de la Construction. Certains indicateurs de précarité se sont dégradés : hausse du nombre de foyers bénéficiaires des aides de la CAF, du R.S.A. ou de la Prime d'activité.

Les prochaines données disponibles en juin 2021 (valeurs de mars 2021) permettront de mesurer plus précisément les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire, notamment les effets décalés résultants des processus et mesures de soutien temporaires évoqués précédemment.

 

Vue générale de l'évolution des indicateurs de conjoncture

Ce tableau, actualisé progressivement en fonction de la disponibilité des données, vous permettra également de naviguer dans cette page
Indicateurs de conjoncture au 4e Trimestre 2020
Variation à 1 an d'intervalle (% ou pts)
ACTIVITES DES ENTREPRISES
Chiffre d’affaire des entreprises (milliards €)
+ 0,2 %
Créations d’entreprises
+ 11,7 %
Procédures collectives (liquidations, redressements...)
- 44,8 %
TVA déductible sur immobilisations entreprises (€)
+ 7,1 %
Indice des crédits à l’équipement des entreprises (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice des dépôts à vue des entreprises (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice de l'épargne financière des entreprises (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Surface des locaux professionnels autorisée (SHON, m²)
- 7,7 %
Montant en valeur des exportations (€)
- 2,9 %
Montant en valeur des importations (€)
+ 3,2 %
EMPLOI- MARCHE DU TRAVAIL
Emploi salarié secteur privé (données brutes) dont...
- 0,8 %
Industrie
- 1,1 %
 
Construction
+ 2,1 %.
 
Commerce
+ 0,1 %.
 
Hôtellerie, restauration
- 11,9 %.
 
Autres services hors intérim
+ 0,1 %.
 
Intérim
- 5,1 %.
 
Demandeurs d’emploi de Catégories A, B, C (moyenne trimestrielle) dont…
+ 2,7 %
Demandeurs d’emploi de Catégorie A
+ 6,2 %
Demandeurs d’emploi de - de 25 ans
+ 4,7 %
Demandeurs d’emploi de 50 ans et +
+ 3,3 %
Demandeurs d’emploi de longue durée (+ 1 an)
+ 6,9 %
Heures partielles autorisées
n.d.
nd
Demandes de ruptures conventionnelles de CDI homologuées
+ 5,5 %
Offres d’emplois collectées par Pôle Emploi
0,0 %
Taux de chômage
- 0,2 pt
ACTIVITES, CONSOMMATION DES MENAGES ET DES PARTICULIERS
TVA collectée auprès des ménages (consommation, €)
+ 5,3 %
Indice des crédits à l’habitat des particuliers (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice des crédits à la consommation des ménages (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice des dépôts à vue des particuliers (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Indice de l'épargne financière des particuliers (base 100 1e Trim. 2002)
nd
nd
Immatriculations de voitures particulières neuves
- 18,0 %
Logements neufs autorisés (hors logements en résidence)
+ 14,4 %

Logements commencés (hors logements en résidence)

+ 29,9 %
PRECARITE
Foyers bénéficiaires du R.S.A. "socle" CAF (Décembre)
+ 7,5 %
Foyers bénéficiaires de la Prime d'activité CAF (Décembre)
+ 1,0 %
Total foyers bénéficiaires CAF (Décembre)
+ 2,5 %
Foyers agricoles bénéficiaires de la Prime d'activité MSA (Décembre)
- 2,0 %
TOURISME
Nombre total de nuitées touristiques (Flux F.Marchand, millions)
- 18,0 %
PÊCHE - AGRICULTURE
Valeur des produits de la pêche débarqués en criées (€)
- 6,3 %
Investissement moyen dans les exploitations agricoles (€)
+ 6,0 %
Prix de base du porc (€ / kg de carcasse, Septembre)
- 6,9 %.
Prix de base du lait "A" (€ / 1 000 litres, Septembre)
- 1,8 %
Evolution favorable Stabilité (valeurs comprises entre -0,2 et +0,2% ou pt) Evolution défavorable - n.d. : donnée non disponible
Haut page

1. Activités des entreprises

1.1. Chiffres d'affaires des entreprises

Le montant total des chiffres d’affaires (CA) déclarés par les entreprises au 4e trimestre 2020 s’est élevé à 7,142 milliards d’€. La hausse constatée à un an d'intervalle (+0,2% pour l'ensemble des secteurs) est due aux entreprises relevant de la DGFIP (+2,8%), les Grandes Entreprises* subissant une perte (-6,1%). La moitié des secteurs d’activité sont en progression, notamment la Construction, l'Agriculture, les Activités immobilières et l'Administration publique. Les principaux secteurs en repli sont l'Industrie manufacturière, l'Hébergement-Rrestauration, les Activités financières et d'assurance ainsi que les Activités de services administratifs et de soutien.

Pour l'ensemble de l'année 2020, le montant cumulé des CA atteint 27,33 milliards d'€, montant en baisse de -1,8% par rapport à 2019. Cette diminution concerne les Grandes Entreprises (-1,3%) ainsi que les établissements qui relèvent de la DGFIP (-2,0%).

* Sociétés dont le chiffre d’affaire ou le total de l’actif brut est au moins égal à 400 millions d’€ (source DGFIP-DGE)

Source graphiques et tableau : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP), données en millions d'€ courants des entreprises relevant de la Direction Générale des Entreprises (DGE) et hors DGE

Principaux secteurs d'activité - Source : DGFIP
C.A. 4e trimrestre 2020 (millions €)
Evolution sur 1 an (%)
Agriculture, sylviculture et pêche
654,32
5,8 %
Industrie manufacturière
2 186,49
- 2,3 %
Construction
706,89
9,8 %
Commerce, réparation d’automobiles
2 316,48
0,6 %
Transports et entreposage
189,05
2,9 %
Hébergement et restauration
82,23
- 34,6 %
Activités financières et assurances
194,45
- 9,2 %
Activités immobilières
135,88
12,9 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
208,59
4,1 %
Activités de services administratifs, de soutien
128,58
- 5,7 %
Santé humaine et action sociale
75,60
0,6 %
Autres activités de services
84,92
- 5,4 %
CA de l’ensemble des secteurs d'activité
Y compris de ceux ne figurant pas dans ce tableau
7 142,10
0,2 %
Haut page

1.2. Créations d'entreprises

1 214 entreprises ont été créées en Côtes d’Armor au cours du 4e trimestre 2020, volume en hausse de +11,7% à un an d’intervalle (Bretagne : +13,1%, France métropolitaine : +16,3%). La hausse du nombre de créations concerne tous les types d'entreprises : entreprises individuelles (+9,4%) et sociétés (+17,9%).

Le nombre total d'entreprises créées en 2020 (4 164) est en légère diminution par rapport à 2019 (-19 soit -0,5%) alors qu'il a continué de progresser en Bretagne (+3,1%) et en France métropolitaine (+4,0%).

Source graphiques : Insee
Haut page

1.3. Procédures collectives

37 jugements d'ouverture de procédures collectives* sont intervenus au cours du 4e trimestre 2020, chiffre le plus bas enregistré pour un 4e trimestre depuis 2012. La baisse constatée à un an d’intervalle (-45%) est supérieure à celle observée en Bretagne (-42%) ainsi qu'à l'échelle nationale (-40%). Cette évolution, qui peut paraître paradoxale en pleine crise sanitaire, s'explique pour l'essentiel par les mesures de soutien de l'Etat (chômage partiel, prêts garantis, fonds de solidarité...) qui permettent à de nombreuses entreprises de passer ce cap difficile sans être amenées à prendre des décisions radicales. Les évolutions seront sans doute différentes lorsqu'il sera mis un terme à ces mesures d'accompagnement économiques et sociales.

Sur l'ensemble de l'année 2020, 142 liquidations et redressements judiciaires ont été prononcés, volume en diminution pour la sixième année consécutive et en baisse de -41,6% par rapport à 2019.

Source graphiques : Greffes du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc, * données incluant les jugements d'ouverture de redressements et de liquidations judiciaires, de sauvegardes et de résolutions de plans
Haut page

1.4. TVA déductible sur immobilisations des entreprises

Le montant de TVA déductible sur immobilisations, principal indicateur de l’investissement des entreprises, s’est élevé à 63,5 millions d’€ au 4e trimestre 2020 (+7,1% à un an d’intervalle). Cette hausse résulte à la fois des Grandes Entreprises*, dont les investissements ont progressé par rapport au 4e trimestre 2019 (+6,7%), et des entreprises relevant de la Direction Départementale des Finances Publiques (+7,2%). * Sociétés dont le chiffre d’affaire ou le total de l’actif brut est au moins égal à 400 millions d’€ (DGFIP-DGE).

Sur l'ensemble de l'année 2020, le montant de TVA déductible sur immobilisations s'est élevé à 231 M€, volume en baisse de -5,5% à un an d'intervalle. Cette diminution touche aussi bien les Grandes Entreprises que celles relevant de la DDFIP.

Source graphiques : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
Haut page

1.5. Crédits à l'équipement des entreprises

L’indice des encours de crédits à l’équipement des entreprises (base 100 1e trimestre 2002), après avoir nettement augmenté à compter de la fin de l'année 2017, a de nouveau fortement progressé au 3e trimestre 2020 (dernières données disponibles) comparativement au 3e trimestre 2019 : +16,9 points, hausse la plus forte enregistrée depuis 2002 pour un troisième trimestre.

Source graphique : Banque de France
Haut page

1.6. Dépôts à vue et épargne financière des entreprises

Les dernières données disponibles datant du 3e trimestre 2020, l'indice de l'encours des dépôts à vue des entreprises (base 100 1e trimestre 2002) a connu une progression inédite depuis 2002 à un an d'intervalle (+147,97 points). L'indice de l'encours de leur épargne financière n'a par contre que faiblement progressé (+2,3 points par rapport au 3e trimestre 2019), son évolution étant irrégulière selon les trimestres.

Source graphique : Banque de France
Haut page

1.7. Construction de locaux professionnels

La surface totale des locaux professionnels autorisés a été de 105 868 m² au 4e trimestre 2020, volume en baisse de -7,7% à un an d’intervalle du fait principalement de la forte diminution des surfaces dédiées à l'artisanat, aux entrepôts et à l'hébergement hôtelier. A l'inverse, les surfaces autorisées de bâtiments industriels, agricoles et, dans une moindre mesure, de commerces progressent par rapport au 4e trimestre 2019. La situation est encore moins favorable au niveau des surfaces mises en chantier avec une diminution de -22,8% à un an d'intervalle. Cette baisse est due surtout à celle des bâtiments agricoles, des commerces ainsi que des surfaces dédiées au service public ou d'intérêt collectif. A l'inverse, les surfaces commencées de bureaux et de locaux industriels progressent à un an d'intervalle.

Sur l'ensemble de l'année 2020, 526 787 m² de locaux professionnels ont été autorisés, surface en baisse de -8% par rapport à 2019. Cette diminution est due principalement à celle des bâtiments agricoles (-27%) et industriels (-42%). La situation est également défavorable pour les bâtiments mis en chantier en 2020 : 310 546 m², superficie en baisse de -13,6% par rapport à 2019. Cette tendance concerne surtout les commerces, les locaux dédiés aux services publics ou d'intérêt collectif ainsi que les bâtiments agricoles.

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), * SHON (Surface hors œuvre nette) égale à la somme des surfaces des planchers de chaque niveau moins tout ce qui n'est pas aménageable (sous-sols et combles non aménageables, toitures-terrasses, balcons, loggias, surfaces non closes du rez-de-chaussée et garages)
Haut page

1.8. Importations, exportations, solde commercial des entreprises

Le montant en valeur des exportations s’est élevé à 304,7 millions d’€ (M€) au 4e trimestre 2020, chiffre en baisse de -2,9% par rapport au 4e trimestre 2019 (Bretagne : -2%). Parmi les principaux produits exportés, cinq sont en progression : Produits informatiques, électroniques et optiques (+8,7 M€), Produits chimiques, parfums et cosmétiques (+5,7 M€), Machines industrielles et agricoles, machines diverses (+1,3 M€), Produits en caoutchouc et en plastique, produits miniers (+1,2 M€). Tous les autres produits exportés s'inscrivent à la baisse notamment les Produits IAA (-12,8 M€), les Produits agricoles (-3,9 M€), le Matériel de transport (-1,9 M€), les Produits métallurgiques et métalliques (-1,5 M€) et les Equipements électriques et ménagers (-1,3 M€).

Sur l'ensemble de l'année 2020, les exportations atteignent un montant 1,169 milliard d'€ (-0,8% par rapport à 2019). Parmi les principaux produits exportés, quatre progressent : les Produits agricoles, les Produits informatiques, électroniques et optiques, les Produits chimiques, parfums et cosmétiques et, mais dans une moindre mesure, les Produits pharmaceutiques. Les principales exportations en baisse touchent les Produits IAA, le Matériel de transport, les Produits en caoutchouc et en plastique, produits miniers et les Machines industrielles et agricoles, machines diverses.

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)
Haut page

Le montant des importations au 4e trimestre 2020 atteint 319,3 millions d’€ (M€), montant en progression de +3,2% par rapport au 4e trimestre 2019 (+10 M€). A un an d'intervalle, les plus fortes hausses bénéficient aux Machines industrielles, agricole et diverses (+5,7 M€), aux Produits en caoutchouc et en plastique, produits miniers (+2,4 M€), aux Produits chimiques, parfums et cosmétiques (+2,1 M€) et aux Produits pharmaceutiques (+1,7 M€). A l’opposé, les plus fortes baisses concernent les Produits IAA (-3,2 M€), les Equipements électriques et ménagers (-2,0 M€) et le matériel de transport (-1,4 M€).

Sur l'ensemble de l'année 2020, les importations atteignent 1,2 milliard d'€ (-5,3% par rapport à 2019). Les plus fortes baisses touchent les Produits IAA, les Produits informatiques, électroniques et optiques et les Produits chimiques, parfums et cosmétiques et le Matériel de transport. A l'opposé, les Textiles, habillement, cuir et chaussures ainsi que les Produits manufactures divers progressent entre 2019 et 2020.

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)
Haut page

Pour le 4e trimestre 2020, le déficit commercial des entreprises costarmoricaines s’élève à 14,6 millions d’€ (M€), montant plus élevé que celui du 4e trimestre 2019 mais nettement plus faible que celui constaté les 4e trimestres de 2017 et 2018. 6 secteurs d'activité affichent un déficit important : Machines industrielles et agricoles, Produits métallurgiques et métalliques, Produits caoutchouc, plastique et miniers, Bois, papier et carton, Textiles, habillement, cuir et chaussures et Matériel de transport. Seules 5 catégories de produits (parmi les 18 répertoriées) bénéficient d’un solde commercial excédentaire. Il s’agit notamment des Produits IAA (98 M€ d’excédent commercial) et des Produits agricoles (14 M€).

Sur l'ensemble de l'année 2020, le déficit commercial s'élève à 30,4 M€. Comme pour le 4e trimestre 2020, seules 5 catégories de produits bénéficient d'un solde commercial excédentaire. Il s'agit notamment des Produits IAA (351 M€ d’excédent commercial), des Produits agricoles (76 M€) et des Produits pharmaceutiques (16 M€).

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)
Haut page

2. Emploi - Marché du travail

2.1. Emplois salariés secteur privé

L’emploi salarié progresse régulièrement depuis 2015 et a atteint en 2019 son plus haut niveau pour un 4e trimestre. Au 4e trimestre 2020, 124 941 emplois salariés privés étaient recensés en Côtes d’Armor, soit 1 051 ou 0,8% de moins à un an d'intervalle (Bretagne : -0,7%, France : -1,6%). La diminution entre les 4e trimestres 2019 et 2020 a concerné les secteurs de l'Industrie (-261 emplois, -1,1%) mais surtout de l’Hôtellerie-restauration (-706 emplois, -11,9%) et l'intérim (-431 emplois, -5,1%).

 
Emploi salarié privé par grand secteur d'activité en Côtes d'Armor
Au 4e trimestre 2020
Evolution sur 1 an (%)
Industrie
24 002
- 1,1 %
Construction 
13 258
+ 2,1 %.
Commerce
23 102.
+ 0,1 %.
Hôtellerie, restauration
5 241
- 11,9 %.
Autres services
51 395
+ 0,1 %.
Intérim
7 943.
- 5,1 %.
Total emploi salarié
124 941
- 0,8 %
Source graphiques et tableau : Urssaf Bretagne, emploi salarié secteur privé, hors secteur agricole, données brutes
Haut page

2.2. Marché du travail

48 942 demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle Emploi au 4e trimestre 2020 (données brutes en moyenne trimestrielle, Catégories A, B, C), chiffre en hausse de +2,7% sur un an (Bretagne : +3,7%, France métropolitaine : +4,8 %).

Source graphiques : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles

27 936 demandeurs d’emploi n’avaient pas du tout travaillé au 4e trimestre 2020 (Catégorie A), chiffre en hausse de +6,2% sur un an (Bretagne : +7,5%, France métropolitaine : +8,0%).

Source graphique : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles
Haut page

6 950 demandeurs d’emploi étaient âgés de moins de 25 ans au 4e trimestre 2020, effectif en hausse de +4,7% par rapport au 4e trimestre 2019. Cette tendance défavorable est moins prononcée en Côtes d’Armor qu’en Bretagne (+5,7%) et qu’au niveau national (+7,1%). 13 747 personnes de 50 ans et plus étaient inscrites à Pôle Emploi. Le nombre de seniors demandeurs d’emploi progresse de +3,3% à un an d’intervalle contre +4% en Bretagne et +4,3% au niveau national. Enfin, 24 321 personnes étaient au chômage depuis plus d’un an, effectif en progression sur un an (+6,9%). La hausse du chômage de longue durée est plus soutenue au niveau national (+9,3%) et régional (+8,2%).

Source graphiques : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles
Haut page

122 817 heures d’activité partielle ont été autorisées au 3e trimestre 2019 (données des trimestres suivants en attente). Ce volume est en hausse de 171,9% par rapport au 3e trimestre 2018 et atteint son plus haut niveau depuis 2010 pour un 3e trimestre. Cette progression est considérable comparativement au niveau régional (+6,8%) et au niveau national (+9%).

Depuis cette date, les données sur l'activité partielle en Bretagne et en Côtes d'Armor ne sont plus fournies par trimestre, en raison de la situation particulière résultant de la crise sanitaire liée à la Covid-19, mais 2 fois par mois. Le tableau ci-dessous correspond à la situation au 6 janvier 2021 pour les Côtes d'Armor comparativement à la région Bretagne.

Les secteurs les plus concernés à cette date sont le Commerce-Réparation d'automobiles et de motocycles (10,3 millions d'heures demandées), la Construction (7,1), l'Hébergement-Restauration (6), les Activités de services administratifs et de soutien (4,3), la Fabrication de denrées alimentaires, de boissons et de produits à base de tabac (3,9) et le Transport-Entreposage (2,7).

Premiers éléments collectés concernant les demandes d’activité partielle tous motifs (montants cumulés depuis le 1er mars, données provisoires) :

Activité partielle au 06 janvier 2021
Nombre d'établissements concernés
Nombre d'entreprises concernées
Nombre de  demandes
Nombre de salariés concernés
Nombre d'heures demandées
Côtes d’Armor
10 820
9 844
15 572
111 765
50 499 582
Bretagne
64 062
56 933
94 987
809 861
346 146 920
Part Côtes d’Armor (%)
16,89 %
17,29 %
16,39 %
13,80 %
14,59 %

Haut page

 

Le nombre de demandes d’homologations de ruptures conventionnelles de CDI enregistrées en Côtes d’Armor a progressé au cours du 4e trimestre 2020 : 784 demandes, volume en hausse de +5% par rapport au 4e trimestre 2019 (Bretagne : +3,9%, France métropolitaine : +2,2%). Sur les 784 dossiers déposés, 765 demandes de ruptures conventionnelles ont été homologuées au 4e trimestre 2020 (+5,5% par rapport au 4e trimestre 2019), soit 97,6%, taux quasiment identique à celui constaté en Bretagne (97,7%).

Sur l'ensemble de l'année 2020, 2 712 demandes de ruptures conventionnelles ont été enregistrées, en baisse de -3,6% par rapport à 2019 (-2,4% en Bretagne). Sur ces 2 712 dossiers déposés, 2 644 ont été homologués (-2,9% à un an d'intervalle contre -2% en Bretagne).

Source graphique : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données trimestrielles brutes
Haut page

1 800 offres d’emplois ont été collectées par Pôle Emploi au cours du 4e trimestre 2020, volume stable à un an d’intervalle (Bretagne : -20%). Les emplois durables (plus de 6 mois ou CDI), qui représentent la moitié des offres d’emplois collectées dans le département, ont fortement diminué (-10%) par rapport au 4e trimestre 2019, moins fortement cependant qu'à l'échelle régionale (Bretagne -25%) et nationale (-28%).

Source graphiques : Pôle Emploi
Haut page

Au 4e trimestre 2020, le taux de chômage en Côtes d’Armor s’établissait à 6,8% (Bretagne : 6,5%, France métropolitaine : 7,7%), en baisse de -0,2 point à un an d’intervalle (identique à celle de la Bretagne, France métropolitaine : -0,1 pt), contrairement aux prévisions qui laissaient entrevoir une hausse encore plus importante au dernier trimestre 2020 que celle du 3e trimestre. Selon l'Insee, la baisse du chômage sur le trimestre provient d’abord de la hausse du taux d’emploi, lequel a continué de progresser en moyenne sur le trimestre. Mais, comme aux 2e et 3e trimestres 2020, la baisse du chômage est aussi pour partie « en trompe-l’œil » : en raison du second confinement, entre le 30 octobre et le 15 décembre, un nombre important de personnes ont basculé vers l’inactivité, faute notamment de pouvoir réaliser des recherches actives d’emploi dans les conditions habituelles.

Evolution DEFM et taux de chômage
Sources : DIRECCTE, Pôle Emploi, Insee
DEFM Cat. A, B, C
Variation 4e trimestres 2019 et 2020
Taux de chômage
au 4e trimestre 2020
Côtes d'Armor
+ 2,7 %
6,8 %
Bretagne
+ 3,7 %
6,5 %
France métropolitaine
+ 4,8 %
7,7 %
Source graphique : Insee
Haut page

L'Insee a redéfini de nouvelles ZE en septembre 2020 qui remplacent celles de 2010. Ainsi, les ZE de Pontivy et de Loudéac sont de nouveau regroupées et une nouvelle ZE a été créée, Lamballe-Armor, précédemment incluse dans celle de Saint-Brieuc. Entre les 4e trimestres 2019 et 2020 (données estimées), le taux de chômage a diminué, à un an d'intervalle, dans la plupart des Zones d’emploi bretonnes. Pour quatre d'entre elles, le taux de chômage est resté stable (Carhaix-Plouguer, Morlaix, Rennes et Vitré) et seule celle de Saint-Malo a vu son taux augmenter de +0,1 point.

Les baisses les plus fortes du taux de chômage à un an d'intervalle concernent les ZE de Guingamp (-0,5 point), de Quimper et de Ploërmel (-0,4 point). 7 ZE enregistrent une baisse de 0,3 point dont celles de Saint-Brieuc, Lamballe-Armor et Lannion, devant celles de Pontivy-Loudéac (-0,2 pt) et de Dinan (-0,1 pt). La ZE de Guingamp affiche toujours le taux de chômage le plus élevé des Côtes d’Armor et de Bretagne : 7,7%, devant celle de Carhaix-Plouguer (7,5%). A l’inverse, les ZE de Lamballe-Armor et de Pontivy-Loudéac restent les territoires costarmoricains ayant le plus faible taux de chômage (respectivement 5% et 6,1%). Le taux de chômage reste supérieur ou égal à la moyenne départementale dans les autres ZE : Lannion (7,2%), Saint-Brieuc (7,1%) et Dinan (6,8%).

Source graphique : Insee
Haut page

3. Activités, consommation des ménages

3.1. TVA collectée auprès des ménages

Le montant de TVA collectée en Côtes d’Armor au 4e trimestre 2020 s’est élevé à 197,8 millions d’€, chiffre plus élevé qu'au 4e trimestre 2019 (+5,3%). Cet indicateur, témoin du dynamisme de la consommation des ménages, augmente régulièrement chaque 4e trimestre depuis 2011 (à l'exception de 2015 : -0,1%).

Comparativement à l'année 2019, à l'exception des mois d'avril à juin (première période de confinement), la consommation des ménages en 2020 est restée dynamique avec un montant total de TVA collectée de 772,8 M€, volume en légère baisse (-0,4%) par rapport à 2019.

Source graphiques : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
Haut page

3.2. Les crédits à l'habitat et à la consommation des ménages

L'indice de l’encours des crédits à l’habitat des particuliers continue à progresser : indice de septembre 2020 (dernières données disponibles) en hausse de +17,7 points par rapport à celui de septembre 2019. L’indice de l'encours des crédits à la consommation des ménages est par contre à la baisse (-1,0 points en un an), ce qui n'était pas arrivé depuis septembre 2014.

Source graphique : Banque de France
Haut page

3.3. Dépôts à vue et épargne financière des particuliers

L'indice de l'encours des dépôts à vue des particuliers a fortement progressé à un an d'intervalle : indice de septembre 2020 (dernières données disponibles) en hausse de +39,8 points par rapport à celui de septembre 2019. Le niveau de leur épargne financière (Livrets A et ordinaires, PEL, autres livrets...) reste élevé (+11,2 points sur un an).

Source graphique : Banque de France
Haut page

3.4. Immatriculations de véhicules particuliers neufs

3 741 véhicules particuliers neufs ont été immatriculés en Côtes d’Armor au cours du 4e trimestre 2020, volume en baisse de -18% à un an d’intervalle (Bretagne : -10,4%, France : -15,7%). Depuis 2010, à l'exception de 2012 et 2014, le nombre d’immatriculations n’a jamais été aussi bas pour un 4e trimestre, en raison principalement de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et à l'arrêt des aides de l'Etat, sous la forme notamment de primes à la casse ou à la conversion.

En données cumulées depuis le début de l'année 2020, le nombre d'immatriculations (13 084 voitures) a diminué de -23,2%. Cette baisse est inférieure à celle enregistrée à l'échelle nationale (-25%) mais supérieure à celle de la Bretagne (-20,6%).

Source graphiques : Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
Haut page

3.5. Construction de logements neufs

850 permis de construire ont été délivrés au cours du 4e trimestre 2020 (logements autorisés hors logements en résidence), volume en hausse de +14,4% par rapport au 4e trimestre 2019 (Bretagne : +9,3%). La progression concerne les logements individuels (+10,5%) et surtout les logements collectifs (+33,3%). En Bretagne, la hausse concerne les logements collectifs (+19,0%), le volume de logements individuels restant stables (+2,4%).

Sur l'ensemble de l'année 2020, 3 255 permis de construire ont été autorisés, soit 283 de plus qu'en 2019 (+9,5%). La hausse concerne principalement les logements collectifs (+59,6% contre -0,2% en Bretagne), les logements progressant de +1,3% (-1,9% en Bretagne).

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)

760 logements ont été mis en chantier au 4e trimestre 2020 (hors logements en résidence), volume en progression de +29,9% à un an d’intervalle. Cette tendance est également observée en Bretagne (+34,2%) alors qu'il est en baisse en France métropolitaine (-3,1%). La hausse constatée en Côtes d'Armor concerne aussi bien les logements individuels (+10,7%) que les logements collectifs (+173,9%). A l’échelle régionale, la tendance d’évolution est identique avec des progressions moins forte : +6,4% pour les logements individuels et +89,2% pour les logements collectifs.

En données cumulées depuis le début de l'année 2020, 2 131 logements ont été commencés en Côtes d'Armor, volume en baisse de -20,5% par rapport à 2019. Cette baisse concerne aussi bien les logements individuels (-19,8%) que collectifs (-25,1%). A l'échelle régionale, la tendance d'évolution est identique pour les logements individuels (-9,4%) alors que les logements collectifs progressent de +20,6%, ce qui permet à la Bretagne d'enregistrer une hausse de +0,8% du nombre total de logements mis en chantier entre 2020 comparativement à 2019.

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)

La production départementale de béton prêt à l’emploi a atteint au 2nd trimestre 2020 (dernières données disponibles) son plus bas niveau depuis 2004 pour un 2nd trimestre (matériau utilisé dans la construction de logements et de locaux professionnels mais aussi pour les ouvrages d’art et les infrastructures). A un an d’intervalle, elle a diminué de 11,5%.
Haut page

3.6. R.S.A. et Prime d'activité

Fin décembre 2020, 11 118 foyers costarmoricains ont bénéficié du Revenu de Solidarité Active « Socle » versé par la CAF, soit 772 foyers supplémentaires à un an d’intervalle (+7,5%). 34 350 foyers ont perçu la Prime d’activité (+348 foyers bénéficiaires à un an d'intervalle, +1%). Cette prime, qui complète les revenus d’activité professionnelle et remplace le RSA « Activité » et la Prime pour l’emploi, et dont le montant est recalculé chaque trimestre, est versée mensuellement sous certaines conditions aux personnes en activité (avoir plus de 18 ans, un salaire net inférieur à 1 500 € par mois...). Au total, 45 468 foyers costarmoricains ont bénéficié de ces deux prestations (+2,5% par rapport à décembre 2019), dont 2 482 foyers cumulaient RSA et Prime d’Activité.

Aux foyers qui reçoivent leurs prestations de la CAF, s’ajoutent les foyers des salariés et non-salariés agricoles (chefs d’exploitation, conjoints, collaborateurs, aides familiaux) qui peuvent également percevoir des prestations analogues via la Mutualité Sociale Agricole (MSA). 3 599 de ces foyers ont bénéficié de la Prime d’Activité versée par la MSA en décembre 2020, soit 73 de moins qu’en décembre 2019 (-2%). Le nombre d'actifs non-salariés agricoles bénéficiaires a en effet diminué (-10,6%), ce qui n'est pas le cas des salariés agricoles (+0,8%),

NB : La forte progression globale des bénéficiaires de ces différents dispositifs sociaux (Cf. graphiques ci-dessous) est principalement due aux effets de la revalorisation exceptionnelle de la Prime d’activité ainsi qu'à l’élargissement des conditions de son attribution suite à l’annonce présidentielle du 10 décembre 2018 et au décret du 21 décembre 2018, en réponse au mouvement des Gilets Jaunes.

Sources graphiques : Caisse d’Allocations Familiales (CAF) et Mutualité Sociale Agricole (MSA) des Côtes d'Armor
Haut page

4. Tourisme

4.1. Nuitées touristiques

Le nombre de nuitées touristiques au 4e trimestre 2020 (1,7 million) est en baisse de -18% par rapport au volume du 4e trimestre 2019. Cette chute est surtout marquée en novembre (-63%) du fait du second confinement. Le mois de décembre, grâce aux Vacances de Noël, s'est inscrit en progression (+9% à un an d'intervalle).

Avec 18 millions de nuitées touristiques en Côtes d’Armor sur l'ensemble de l'année 2020, la fréquentation est en très forte baisse par rapport à 2019 (-22,7%). La crise sanitaire liée à la Covid-19 a fortement impacté l'activité touristique, notamment lors des périodes de confinement successives. Seuls les mois d'été ont retrouvé un niveau de fréquentation proche de celui des étés précédents grâces aux clientèles françaises qui ont compensé en partie les pertes de clientèles étrangères.

 

Sources graphiques : Nuitées touristiques (Flux F.Marchand) & Réseau Morgoat, enquêtes Côtes d'Armor Destination (CAD)

Haut page

4.2. Hébergement et restauration

L'hôtellerie des Côtes d'Armor (1,1 million de nuitées en 2019) subit une perte de -31% de son chiffre d'affaires annuel à la fin novembre 2020. L'activité hôtelière, correcte durant les mois d'été, a chuté au printemps (-90% de chiffre d'affaires en avril-mai) et à l'automne.

La restauration a mieux résisté grâce à une reprise d’activité plus forte en été (+11% en juillet) portée par les clientèles de proximité (locaux et excursionnistes). La perte de chiffre d'affaires est de -26% par rapport à l’année 2019 à la fin novembre. L'activité est à nouveau quasiment à l'arrêt depuis plusieurs mois. Lors des périodes de confinement successives, plus de 60% des salariés de l’Hôtellerie-restauration sont au chômage partiel.

Les campings (2 millions de nuitées en 2019) enregistrent un recul d’activité sur l’année de -19%. L'activité est concentrée sur l’été avec un afflux de clientèles françaises qui ont compensé en partie les pertes de clientèles étrangères qui représentent habituellement 1/3 de la clientèle.

Les locations (50% de l’hébergement marchand) subissent une baisse de -11% des nuits louées sur Airbnb et Abritel. Les taux d'occupations moyens annuels sont proches de ceux de 2019 dans la mesure où 5 à 10% des loueurs ont suspendu leurs locations compte tenu des contraintes sanitaires.

 
Sources graphiques : Insee, Direction Générale des Finances Publiques, Côtes d'Armor Destination (CAD)
Haut page

5. Pêche - Agriculture

5.1. Pêche

7 550 tonnes de produits de la pêche ont été débarquées en criées au cours du 4e trimestre 2020 pour un montant de 19,7 millions d'€. Les tonnages sont en hausse à un an d'intervalle (+4,8%) alors que les valeurs sont à la baisse (-6,3%). Les poissons, qui représentent 32,9% des apports en criées, diminuent en volume et en valeur (respectivement -4,4% et -22,9%), conséquences d'un marché toujours déstabilisé en raison de la crise sanitaire de la Covid-19. Les céphalopodes (calmars, seiches...), qui représentent 5,4% des apports, ont des résultats identiques : -16,2% en volume et -24,9% en valeur.

Compte tenu de l'absence de débarquements de pétoncles, et du repli des apports en bulots et en amandes, les coquillages (62% des apports) sont en nette progression avec une hausse de +13,4% en volume comme en valeur. A moindre échelle, les tonnages de crustacés (0,1% des apports) sont également en diminution (-45,3%).

 Evolution des principaux indicateurs
4e trimestre 2019
4e trimestre 2020
Variation
Pêche & ventes en criées (tonnes)
7 205
7 550
+ 4,79 %
Pêche & ventes en criées (milliers d’€)
20 996
19 668
- 6,33 %

Comparativement à 2019, les apports en 2020 (19 028 tonnes de produits débarqués pour un montant de 50,3 millions d'€) sont en diminution de -9,2% en volume et de -13,8% en valeur.


Sources graphiques et tableau :
Criées des Côtes d'Armor, Mission Mer Côtes d'Armor Destination (CAD)

Haut page

5.2. Agriculture

Les volumes d'abattage au 4e trimestre 2020 de veaux ainsi que de dindes sont en baisse à un an d’intervalle. La collecte de lait diminue également (-0,6% par rapport au 4e trimestre 2019). Pour les porcs, les abattages sont stables, la tendance étant par contre à la hausse en ce qui concerne les gros bovins et les poulets.

 Comparaison des indicateurs - Données annuelles, Source DRAAF
4e trimestre 2019
4e trimestre 2020
Variation
Livraisons de lait (milliers d’hl)
3 494
3 471
- 0,65 %
Abattages gros bovins (milliers de têtes)
74
82
+ 10,0 %
Abattages veaux (milliers de têtes)
13,0
8,8
- 31,8 %
Abattages porcins (milliers de têtes)
1 344
1 344
0,0 %
Abattages poulets (milliers)
12 648
13 099
+ 3,6 %
Abattages dindes (milliers)
1 055
795
- 24,6 %

Sources tableau : Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF)

L’investissement moyen dans les exploitations agricoles atteint un niveau record de 51 400 € au 4e trimestre 2020. L'augmentation sensible courant 2019 des prix moyens payés aux producteurs de porcs et de lait (Cf. ci-après) explique pour partie cette situation malgré un fléchissement de la rémunération des productions constaté fin 2020. A cela s'ajoute l'effet favorable des aides à l'investissement à travers notamment le PCAE (Plan de compétitivité et d'adaptation des exploitations agricoles). L'impact de la crise liée à la Covid-19 commence à se faire sentir sur les grandes productions animales avec une nouvelle bataille sur la fixation des prix avec la Grande distribution. Cela pourrait avoir un impact sur la dynamique de l'investissement au cours des prochains mois.

Source graphiques : CER FRANCE, analyse sur près de 4 300 exploitations agricoles professionnelles en activité (hors installations notamment)

 

Le prix moyen du porc en décembre 2020 était de 1,385 € par kg de carcasse, montant en baisse de -6,9% par rapport à décembre 2019. Ce prix a atteint un pic en juillet 2017 (1,424 €) avant de redescendre vers son niveau le plus bas fin décembre 2018 (1,196 €) et de remonter à nouveau vers un prix record de 1,58 € en avril 2020.

Malgré un marché perturbé par la crise sanitaire, le prix a continué de progresser au cours du 1er trimestre 2020 avant de décrocher pour atteindre 1,385 € en décembre 2020 et 1,338 € en février 2021. Ceci s’explique notamment par une consommation RHD (Restauration hors domicile) qui a quasiment disparue pendant plusieurs mois. A l'échelle de l'Europe, les échanges sont très perturbés (accumulation de stocks). Les exportations de l’U.E., notamment vers la Chine, restent dynamiques mais les prix sont en baisse du fait d'une concurrence très forte, notamment des U.S.A. Dans ce contexte international, les producteurs français sont inquiets et la tendance à venir reste difficile à anticiper. Le prix du porc au 1er trimestre 2021 devrait rester sous pression dans un contexte de hausse du prix de l'aliment et de la mise en oeuvre d'un troisième confinement (fermeture RHD...).

Depuis la fin février 2021, on note un regain d'optimisme, la baisse de l'offre en Allemagne se combinant avec une forte demande de la Chine (difficultés sanitaires liées à la Fièvre Porcine Africaine) et les prix sont en forte hausse aux USA. Cette tendance pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines.

Le prix du lait « A » payé aux producteurs a atteint 325,48 € pour 1 000 litres en décembre 2020, montant en baisse de 6 € sur un an (-1,8%). Depuis le début de la crise sanitaire, la filière laitière a dû faire face à d’importants transferts de demande de la RHD (Restauration hors domicile) vers la Grande distribution et à une perturbation des échanges. Les périodes de déconfinement ont permis aux marchés de retrouver progressivement leur stabilité, mais le prix du lait continue de diminuer (324,17 € en février 2021). Pour une grande partie des producteurs, les effets de la loi EGALIM sont décevants. En France, la collecte est en retrait par rapport à 2019 et affecte toutes les régions (à l'exception de la Normandie), ce qui s'explique en partie par la baisse des cheptels et l'accélération des cessations d'activités.

Au niveau mondial, comme dans l'Union européenne, la demande en produits laitiers demeure solide avec une offre laitière en baisse. Ce contexte devrait favoriser une remontée des prix. Les résultats économiques du 1er semestre 2020 ont confirmé l'amélioration observée fin 2019 (avec toutefois une tendance à la baisse au 3e trimestre) et les investissements se sont stabilisés à un niveau élevé. L'augmentation du coût d'achat de l'alimentation animale (prix élevé du soja) pèse également sur les producteurs depuis quelques mois. Le prix du lait n'est toujours pas suffisant pour assurer l'équilibre économique de la plupart des exploitations. Les tendances observées début 2021 semblent toutefois plus prometteuse avec un léger redressement du prix du lait.

Source graphiques : CER France, * les producteurs perçoivent des plus-values liées à la qualité et au respect de différents cahiers des charges ; Porcs : estimations depuis septembre 2015 ; Lait : moyenne des deux principaux acheteurs
Haut page

 

> Télécharger le n° 70 du Côtes d'Armor Conjoncture (PDF du n° 71 à suivre...)

> Publication > Point régulier sur l'évolution de la conjoncture nationale sur le site de l'Insee

> NOUVEAUX Page spéciale Armorstat COVID-19 & Tableau de bord Datagences Bretagne COVID-19

 

Ce bulletin de conjoncture est réalisé chaque trimestre à partir des données et informations fournies par les partenaires suivants :

Le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie
La Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES), Ministère du travail
La Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP)
La Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (DGCIS)
L’Insee
La Banque de France
L’Urssaf Bretagne
Pôle Emploi
La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)
La Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF)
Les Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE)
La Direction Régionale des Douanes (DRD)
La Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
Les Greffes du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc
La Cellule Économique du BTP
CER France
La Caisse d’Allocations Familiales (CAF)
La Mutualité Sociale Agricole (MSA)
Côtes d’Armor Destination (CAD)
Flux touristiques B.A.T. François Marchand, Réseau Morgoat, Flux Vision Orange
Les Criées des Côtes d'Armor

Les données et analyses sont actualisées aux dates suivantes :
• juin pour les données du 1e trimestre année n
• septembre pour les données du 2nd trimestre année n
• décembre pour les données du 3e trimestre année n
• mars pour les données du 4e trimestre année n -1

> Voir aussi L'Atlas du département et des EPCI des Côtes d'Armor > Lien
> Voir aussi le site Datagences Bretagne > Lien

Haut page