> Côtes d'Armor Conjoncture Mars 2024

Mise à jour : 06/2024

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> Publication > Point régulier sur l'évolution de la conjoncture nationale sur le site de l'Insee

Résumé du bilan du 1e trimestre 2024 :

NB : Certaines données ne sont pas disponibles pour l'instant pour le 1e trimestre 2024 : niveau d'investissement, prix du porc et prix du lait dans l'agriculture, consommation des ménages (TVA collectée), effectifs salariés et ruptures conventionnelles.

ACTIVITES DES ENTREPRISES :

Le chiffre d'affaires global (pour l'instant provisoire) des entreprises au 1e trimestre 2024 est en baisse en comparaison du 1e trimestre 2023 (-2,4%). Le nombre de procédures collectives (redressements et liquidations judiciaires, plans de sauvegarde...) est en forte progression (+14,9%) mais moins qu'au niveau régional (+18%). Le montant de la TVA déductible sur les immobilisations des entreprises (chiffre également provisoire), qui traduit leur niveau d'investissement, fléchit de 15,5% et la superficie globale des locaux professionnels autorisés à la construction diminue (-37,6%) alors qu'elle progresse légèrement en Bretagne (+0,6%). Par contre, le nombre de créations d'entreprises progresse davantage qu’en Bretagne (+14,8% contre +14%). Malgré la baisse de la valeur des exportations des entreprises Costarmoricaines (-1,7%), et du fait de la réduction plus forte du montant des importations (-6,1%), le solde commercial s'améliore par rapport à celui du 1e trimestre 2023 mais reste négatif (-16,7 millions d'€), alors qu'il était devenu positif au 4e trimestre 2023 (ce qui n'était pas arrivé depuis le 4e trimestre 2019).

EMPLOI, MARCHE DU TRAVAIL :

L’effectif salarié du secteur privé progresse de +0,9% à un an d'intervalle, hausse qui concerne tous les secteurs d'activités, à l'exception de l'intérim (stable). Le nombre total de demandeurs d'emploi (Catégories A, B, C) est également stable, celui des personnes relevant de la seule Catégorie A (n’ayant exercé aucune activité) diminuant (-1,4%). A l’inverse, les demandeurs d’emploi de moins de 25 ans sont en hausse (+3,4%), de même que les demandeurs d'emploi de 50 ans ou plus (+0,8%) et les chômeurs de longue durée (+0,5%). Dans le même temps, le nombre d’offres d'emploi collectées par Pôle Emploi a diminué de -12,1% à un an d'intervalle. Au 4e trimestre 2023, le nombre de ruptures conventionnelles homologuées diminue par rapport au 4e trimestre 2022 (-1,3%), alors qu'il progressait chaque 4e trimestre depuis 2019. Au 1e trimestre 2024, le taux de chômage progresse de +0,2 point par rapport au 1e trimestre 2023 et s'établit à 6,3%, niveau toujours inférieur à celui d'avant la crise sanitaire (fin 2019, début 2020) et identique à celui du 1e trimestre 2022.

MENAGES, PRECARITE :

En ce qui concerne les activités et la consommation des ménages, les tendances divergent en fonction des indicateurs. Ainsi, le nombre d'immatriculations de voitures particulières neuves diminue à un an d'intervalle (-5,7%) et le montant de la TVA collectée, produite par la consommation des ménages, progresse sensiblement (+5,2%) par rapport au 1er trimestre 2022 (données non actualisées). Parmi les indicateurs de précarité, le nombre de foyers bénéficiaires du R.S.A. est en diminution (-0,2%) ainsi que celui des ménages bénéficiaires de la Prime d'activité (-2,5%). Le volume de logements neufs a fortement diminué à un an d'intervalle, pour les logements autorisés (-8,7%) alors que ceux mis en chantier progresse fortement (+16% contre -20,3% en Bretagne).

TOURISME :

Dans le secteur du tourisme, le nombre de nuitées touristiques progresse par rapport à la même période en 2023.

AGRICULTURE, PECHE :

Dans le secteur de l'agriculture, les prix moyens du lait et du parc payés aux producteurs sont en forte hausse à 1 an d'intervalle (respectivement de +7,3 et +22,4%). La valeur des produits de la pêche débarqués en criées s'inscrit par contre à la baisse (-6,3%) par rapport au 1e trimestre 2023 .


Si certains indicateurs avaient été affectés par une évolution défavorable au 4e trimestre 2023, cette tendance semble se confirmer au 1e trimestre 2024. Les prochaines données, disponibles en septembre 2024 (valeurs de juin 2024), permettront de vérifier la relative bonne résistance des Côtes d'Armor, tant sur le plan économique que social, malgré la forte dégradation du contexte géopolitique européen et mondial (Guerre en Ukraine et au Proche Orient) et des tendances économiques et sociales observées à l'échelle nationale : baisse des prévisions de croissance, augmentation du déficit et de la dette publics,..

Liste des partenaires contribuant chaque trimestre à la réalisation du Côtes d'Armor Conjoncture > Lien

 

Vue générale : évolution des indicateurs de conjoncture au 1e Trimestre 2024

Ce tableau, actualisé en fonction de la disponibilité des données, vous permettra également de naviguer dans cette page
ACTIVITES DES ENTREPRISES
Valeurs
1e Trimestre 2024
Variation à 1 an d'intervalle
(% ou pts)
Chiffre d’affaires des entreprises (milliards d'€) - données provisoires
7,646
- 2,4 %
Créations d’entreprises (nombre)
1 959
+ 14,8 %
Procédures collectives (nombre de liquidations, redressements...)
85
+ 14,9 %
TVA déductible sur immobilisations des entreprises (millions d'€) - données provisoires
57,5
- 15,5 %
Surface des locaux professionnels autorisée (m² de SHON)
92 178
- 37,6 %
Montant en valeur des exportations des entreprises (millions d'€)
354,7
-1,7 %
Montant en valeur des importations des entreprises (millions d'€)
371,4
- 6,1 %
Montant du solde commercial des entreprises (millions d'€)
- 16,7
- 52,0 %
     
EMPLOI- MARCHE DU TRAVAIL
Valeurs
1e Trimestre 2024
Variation à 1 an d'intervalle
(% ou pts)
Emplois salariés privés dont... (Données au 4e Trimestre 2023)
137 058
+ 0,9 %
Industrie
25 117
+ 0,1 %
 
Construction
14 745
+ 0,2 %
 
Commerce
25 940
+ 0,7 %
 
Hôtellerie, restauration
7 018
+ 3,8 %
 
Autres services hors intérim
55 578
+ 1,2 %
 
Intérim
8 660
- 0,02 %
 
Demandeurs d’emploi Catégories A, B, C (nombre en moyenne trimestrielle) dont…
44 097
+ 0,2 %
Demandeurs d’emploi de Catégorie A (n'ayant pas du tout travaillé)
22 164
- 1,4 %
Demandeurs d’emploi de - de 25 ans
5 765
+ 3,4 %
Demandeurs d’emploi de 50 ans et +
13 155
+ 0,8 %
Demandeurs d’emploi de longue durée (+ 1 an)
19 881
+ 0,5 %
Demandes de ruptures conventionnelles de CDI homologuées - (Données au 4e Trimestre 2023)
901
- 1,3 %
Offres d’emplois collectées par Pôle Emploi (nombre)
2 900
- 12,1 %
Taux de chômage (%)
6,3
+ 0,2 pt
     
ACTIVITES, CONSOMMATION DES MENAGES ET DES PARTICULIERS
Valeurs
1e Trimestre 2024
Variation à 1 an d'intervalle
(% ou pts)
TVA collectée auprès des ménages (consommation, millions d'€) - (Données mars 2023)
220,4
+ 5,2 %
Immatriculations de voitures particulières neuves (nombre)
2 773
- 5,7 %
Logements neufs autorisés (nombre)
823
- 8,7 %
Logements commencés (nombre, hors logements en résidences)
689
+ 16,0 %
     
PRECARITE
Valeurs
1e Trimestre 2024
Variation à 1 an d'intervalle
(% ou pts)
Total foyers bénéficiaires R.S.A. et Prime d'activité CAF (nombre, décembre) dont...
44 816
- 2,0 %
Foyers bénéficiaires du R.S.A. "Socle" CAF
10 379
- 0,2 %
Foyers bénéficiaires de la Prime d'activité CAF
34 437
- 2,5 %
Foyers agricoles bénéficiaires de la Prime d'activité MSA (décembre)
2 907
- 7,4 %
     
TOURISME
Valeurs
1e Trimestre 2024
Variation à 1 an d'intervalle
(% ou pts)
Nombre total de nuitées touristiques (Flux Vision Tourisme, millions)
2,9
+ 15,5 %
Taux d'occupation moyen des locations sur les plateformes de réservation (%)
26,3
- 2,7 pts
     
PÊCHE - AGRICULTURE
Valeurs
1e Trimestre 2024
Variation à 1 an d'intervalle
(% ou pts)
Valeur des produits de la pêche débarqués en criées (millions d'€)
17,1
- 6,3 %
Investissement moyen dans les exploitations agricoles - (Données 3e Trimestre 2023)
60 500
+ 17,0 %
Prix de base du porc (€ / kg de carcasse) - (Données 4e Trimestre 2023)
2,101
+ 22,4 %
Prix de base du lait "A" (€ / 1 000 litres) - (Données 4e Trimestre 2023)
441,33
+ 7,3 %
Evolution favorable Stabilité (valeurs comprises entre -0,2 et +0,2% ou pt) Evolution défavorable - n.d. : donnée non disponible

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1. Activités des entreprises

1.1. Chiffre d'affaires des entreprises

Avertissement : Les données concernant le Chiffre d'affaires et la TVA déductible sur Immobilisation (Chapitre 1.4) ne sont pas encore "complètes" pour le 1e trimestre 2024 En effet, différents régimes d'imposition existent pour le calcul des statistiques : le régime normal d'imposition et le régime simplifié d'imposition (une seule déclaration annuelle au plus tard en mai). Ce dernier est utilisé particulièrement par le secteur "Agriculture et pêche", c'est pourquoi elles ne sont pas disponibles car incomplètes. Les données par secteurs d'activités présentes dans le tableau sont donc provisoires car elles sont revues et actualisées régulièrement avec une meilleure "photographie" de l'activité économique du département disponible courant du 2e trimestre (juin 2024).

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
- 702
- 8,4
- 190
-2,4
+ 1675
+5,4

Le montant global des chiffres d’affaires (CA) déclarés par les entreprises au 1e trimestre 2024 s’est élevé à 7,6 milliards d’€, en baisse de 2,4% par rapport au 1e trimestre 2023. Cinq secteurs sont en repli : l'Administration publique, les Autres activités de services, l'Industrie manufacturière,et dans une moindre mesure le Transports, entreposage et le Commerce, réparation d’automobiles. Les autres principaux secteurs d’activité sont par contre en progression, notamment les Activités financières et assurances, la Santé humaine et action sociale, les Activités de services administratifs, de soutien, l'Hébergement-restauration, les Activités immobilières et les Activités spécialisées, scientifiques et techniques,.

Source graphiques et tableau : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP), données en millions d'€ courants des entreprises relevant de la Direction Générale des Entreprises (DGE) et hors DGE

NB : À partir de janvier 2023, la distinction Hors DGE et DGE n'est plus disponible, les statistiques sont donc l'addition des données des établissement relevant de la DGFIP et celles des Grandes Entreprises, ces dernières étant Sociétés dont le chiffre d’affaires ou le total de l’actif brut est au moins égal à 400 millions d’€ (Source DGFIP-DGE)... D'autre part, la DGFIP a entamé une révision de ses remontées statistiques qui apparaissent ainsi plus proche de la réalité économique. Cette nouvelle approche ne permet de bénéficier de données trimestrielles que depuis le 1er trimestre 2022. Comme indiqué ci-dessus dans l'avertissement, les données sont mises à jour régulièrement et la situation complète ne sera disponible qu'au 2e  trimestre 2024.

Principaux secteurs d'activité - Source : DGFIP - données provisoires
C.A. 1e trimestre 2024 (millions €)
Evolution sur 1 an (%)
Agriculture, sylviculture et pêche
nd
nd
Industrie manufacturière
2 458,0
- 4,2 %
Construction
738,9
+ 1,2 %
Commerce - Réparation d’automobiles
2 691,3
- 1,0 %
Transports et entreposage
223,0
- 2,1 %
Hébergement et restauration
140,8
+ 8,4 %
Activités financières et assurances
285,5
+ 42,1 %
Activités immobilières
124,3
+ 7,4 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
197,7
+ 6,2 %
Activités de services administratifs, de soutien
145,1
+ 9,1 %
Administration publique
36,7
- 12,2 %
Santé humaine et action sociale
67,3
+ 9,6 %
Autres activités de services
79,4
- 9,6 %
CA de l’ensemble des secteurs d'activité
Y compris de ceux ne figurant pas dans ce tableau
7 646,5
- 2,5 %

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1.2. Créations d'entreprises

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
+ 296
+ 17,8
+ 252
+ 14,8
+ 117
+ 1,8

1 959 entreprises ont été créées en Côtes d’Armor au cours du 1e trimestre 2024, volume en hausse de 14,8% à un an d’intervalle plus élevée qu'en Bretagne (+14,0%) et qu'en France (+11,7%). En Côtes d'Armor, la hause concerne les entreprises individuelles (+13,8%), les microentreprises (+9,2%) ainsi que les Sociétés (+17,6%). En Bretagne et en France, la tendance est identique avec une hausse plus faible des sociétés (respectivement +11,6% et +9,0%) alors que la croissance des microentreprises est plus élevée (+13,0% et +12,67%, celle des entreprises individuelles étant plus importante en Bretagne (+14,8% contre +12,7% en France) à un an d'intervalle.

Source graphiques : Insee

NB : À partir de janvier 2022, les séries de créations d’entreprises sont calculées selon un dispositif rénové. Le nouveau processus vise à aligner le calcul du nombre de créations d'entreprises sur les concepts définissant le champ des statistiques structurelles d'entreprises pour le dispositif Esane (Élaboration des Statistiques Annuelles d'Entreprises). Ainsi, les statistiques de créations d'entreprises couvrent désormais l'ensemble des entreprises non agricoles appartenant au secteur marchand (vendant des biens ou des services à un prix économiquement significatif) et produisant des biens ou des services. Cette définition ne tient plus compte, notamment, du caractère «exploitant» ou «non exploitant» des entreprises. Les entreprises considérées comme «non exploitantes», c'est-à-dire mettant à disposition d'une autre unité productive des moyens de production, sont donc comptabilisées dans les créations d'entreprises, alors qu'elles en étaient auparavant exclues. Ces entreprises peuvent produire de la valeur ajoutée et relèvent donc bien de la statistique d'entreprises.

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1.3. Procédures collectives

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
+ 24
+ 39,3
+ 11
+ 14,9
+ 39
+ 18,5

85 jugements d'ouverture de procédures collectives* sont intervenus au cours du 1e trimestre 2024, chiffre en hausse par rapport au 4e trimestre 2023 (+39,3%), contre +6,7% en Bretagne et +7,3% en France. A un an d'intervalle, le nombre de jugements progresse de 14,9, moins qu'aux niveaux régional (+18%) et national (+21,8%).

Source graphiques : Greffes du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc, * données incluant les jugements d'ouverture de redressements et de liquidations judiciaires, de sauvegardes et de résolutions de plans.

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1.4. TVA déductible sur immobilisations des entreprises

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
- 9,0
- 13,5
- 10,6
- 15,5
+21,1
+ 8,8

Le montant de TVA déductible sur immobilisations, principal indicateur de l’investissement des entreprises, s’est élevé à 57,5 millions d’€ au 1e trimestre 2024, en baisse de 15,5% à un an d’intervalle.

Parmi les principaux secteurs d'activités, huit sont en repli : l'Hébergement-restauration, le Transports, entreposage, les Activités immobilières, l'Administration publique, les Activités de services administratifs et de soutien, les Autres activités de service, l'Industrie manufacturière et la Construction. Les autres secteurs d'activités sont par contre en progression : les Activités financières et assurances, le Commerce et réparation d’automobiles, les Activités spécialisées, scientifiques et techniques et la Santé humaine et action sociale.

Source graphiques : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)

NB : À partir de janvier 2023, la distinction Hors DGE et DGE n'est plus disponible, les statistiques sont donc l'addition des données des établissement relevant de la DGFIP et celles des Grandes Entreprises, ces dernières étant Sociétés dont le chiffre d’affaires ou le total de l’actif brut est au moins égal à 400 millions d’€ (Source DGFIP-DGE)... D'autre part, la DGFIP a entamé une révision de ses remontées statistiques qui apparaissent ainsi plus proche de la réalité économique. Cette nouvelle approche ne permet de bénéficier de données trimestrielles que depuis le 1er trimestre 2022. A noter que les données de TVA sur immobilisations ne reflètent que partiellement l'activité économique, car elles ne tiennent pas compte de l'activité des entreprises totalement ou partiellement hors champ de la TVA ni de celle qui en sont exonérées. Comme indiqué ci-dessus dans l'avertissement de la partie "1.1 Chiffre d'affaires des entreprises", les données sont mises à jour régulièrement et la situation complète ne sera disponible qu'au 2e  trimestre 2024.

Principaux secteurs d'activité - Source : DGFIP - données provisoires
TVA déductible sur immobilisations 1e  trimestre 2024 (millions €)
Evolution sur 1 an (%)
Agriculture, sylviculture et pêche
nd
nd
Industrie manufacturière
13,6
- 12,2 %
Construction
3,6
- 5,5 %
Commerce - Réparation d’automobiles
8,2
+ 19,4 %
Transports et entreposage
1,8
-35,4 %
Hébergement et restauration
2,0
- 36,7 %
Activités financières et assurances
0,6
+ 75,7 %
Activités immobilières
7,2
- 30,6 %
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
0,9
+ 7,1 %
Activités de services administratifs, de soutien
1,5
- 19,0 %
Administration publique
5,9
- 25,6 %
Santé humaine et action sociale
0,3
+ 1,0 %
Autres activités de services
0,4
- 15,2 %
TVA déductible sur immobilisations de l’ensemble des secteurs d'activité
Y compris de ceux ne figurant pas dans ce tableau
57,5
- 15,5 %

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1.5. Surface des locaux professionnels autorisés

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Surface (m²)
%
Surface (m²)
%
Surface (m²)
%
- 22 985
- 20,0
- 55 484
- 37,6
+ 17 362
+ 3,9

La surface totale des locaux professionnels autorisés a été de 92 178 m² au 1e trimestre 2024, surface en baisse de 37,6% à un an d’intervalle du fait, principalement, de la très forte diminution des surfaces dédiées aux entrepôts, à l'artisanat et aux services publics ou d'intérêt collectif. Les quatres autres types de locaux connaissent, à l'inverse, une progression, ceux consacrés aux hébergements hôteliers, l'industrie, aux commerces, aux bureaux, et dans une moindre mesure à l'agriculture. Au niveau national, la surface des locaux professionnels autorisés diminue également à un an d'intervalle (-4%) alors qu'elle progresse légèrement en Bretagne (+0,6%).

La situation est également défavorable au niveau des surfaces mises en chantier avec une diminution de 11,7% par rapport au 1e trimestre 2023 qui concerne les mêmes types de locaux que ceux autorisés : les entrepôts, les services publics ou d'intérêt collectif et dans dans une moindre mesure l'artisanat. A l'inverse, parmi les autres locaux enregistrant des hausses, les bâtiments agricoles et les bureaux bénéficient des plus fortes progressions de leurs surfaces commencées à un an d'intervalle. Au niveau régional, la superficie totale de locaux commencés progresse de 1% à un an d'intervalle alors que la baisse au niveau national touche tous les types de locaux (-8,8% au total).

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL), * SHON (Surface hors œuvre nette) égale à la somme des surfaces des planchers de chaque niveau moins tout ce qui n'est pas aménageable (sous-sols et combles non aménageables, toitures-terrasses, balcons, loggias, surfaces non closes du rez-de-chaussée et garages). A noter que les données sur les superficies des locaux non résidentiels sont en date de prise en compte. Dans ces séries, chaque événement est comptabilisé au titre du mois d’enregistrement de l’information dans Sit@del2. Les séries en date de prise en compte ne sont jamais révisées : les derniers points sont directement comparables aux points précédents. Un mouvement (modification, annulation…) concernant un permis publié n’entraîne pas de révision de résultats d’ores et déjà diffusés en date de prise en compte. Les séries en date de prise en compte sont particulièrement adaptées à l’analyse conjoncturelle.

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1.6. Montant en valeur des exportations des entreprises

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
- 32,8
- 8,5
- 6,1
- 1,7
+ 10,4
+ 0,7

Le montant en valeur des exportations s’est élevé à 354,7 millions d’€ (M€) au 1e trimestre 2024, chiffre en baisse de 1,7% par rapport au 1e trimestre 2023 (Bretagne : -4,8%). Les principaux produits exportés subissant des baisses sont les Produits IAA qui représentent 48% des exportations du départemenrt (-7,4 M€), les Produits informatiques, électroniques et optiques (-15,3 M€) devant les Produits métallurgiques et métalliques (-1,7 M€) et les Equipements électriques et ménagers (-1,0 M€). A l'inverse, les principaux produits exportés en progression sont les Produits chimiques, parfums et cosmétiques (+9,73 M€) devant les Produits agricoles (+4,6 M€), le Matériel de transport (+3,2 M€) , les Produits manufacturés divers (+2,2 M€), les Produits en caoutchouc et en plastique, produits miniers (+0,5 M€), les Machines industrielles et agricoles, machines diverses (+0,4 M€) et les Textiles, habillement, cuir et chaussures (+0,2 M€).

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)

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1.7. Montant en valeur des importations des entreprises

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
+ 1,8
+ 0,5
- 24,2
- 6,1
- 61,5
- 3,8

Le montant des importations au 1e trimestre 2024 s'est élevé à 371,4 millions d’€ (M€), en baisse par rapport au 1e trimestre 2023 (-6,1% soit -24,2 M€), la diminution étant du plus forte au niveau régional (-11,7%). A un an d'intervalle, les plus fortes hausses concernent les Produits chimiques, parfums et cosmétiques (+13,0 M€), les Machines industrielles et agricoles, machines diverses (+11,7 M€) loin devant le Matériel de transport (+2,1 M€) et les Textiles, habillement, cuir et chaussures (+0,5 M€). A l’opposé, les principales baisses en valeur des importations concernent les secteurs suivants : Produits IAA (-19,9 M€), Produits informatiques, électroniques et optiques (-9,8 M€), Produits métallurgiques et métalliques (-6,6 M€), Produits agricoles (-5,9 M€), Produits caoutchouc, plastique et miniers (-3,3 M€), Produits pharmaceutiques (-3,0 M€), Equipements électriques et ménagers (-1,3 M€), Produits manufacturés divers (-0,5 M€) et Bois, papier et carton (-0,2 M€).

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)

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1.8. Solde commercial des entreprises

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
- 34,6
- 193,0
+ 18,0
+ 52,0
+ 72,0
+ 55,0

Pour le 1e trimestre 2024, le solde commercial des entreprises costarmoricaines est déficitaire et s’élève à -16,7 millions d’€ (M€). Par rapport au 1e trimestre 2023, où le solde était déficitaire (-34,7 M€), le déficit commercial diminue ainsi de 52,0%. 9 secteurs d'activité affichent un déficit important : Machines industrielles et agricoles, Produits métallurgiques et métalliques, Produits caoutchouc, plastique et miniers, Bois, papier et carton, Textiles, habillement, cuir et chaussures, Produits chimiques, parfums et cosmétiques, Equipements électriques et ménagers, Produits manufacturés divers et Matériel de transport. Seules 6 catégories de produits, parmi les 18 répertoriées, bénéficient d’un solde commercial excédentaire dont les Produits IAA (101,1 M€ d’excédent commercial), les Produits agricoles (20,7 M€) et les Produits pharmaceutiques (4,8 M€). Les Produits informatiques, électroniques et optiques se caractérisent par un solde commercial quasiment nul (+0,04 M€). L'évolution sur un trimestre est par contre défavorable. En effet, le solde commercial était excédentaire au 4e trimestre 2023 (+17,9 M€) d'où une dégradation du solde commercial de 34,6 M€ soit une diminution de 193,0%.

Source graphiques : Direction Régionale des Douanes (DRD)

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2. Emploi - Marché du travail

2.1. Emplois salariés secteur privé

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
- 769
- 0,6
+ 1 160
+ 0,9
+ 1 569
+ 1,2

Au 4e trimestre 2023, 137 058 emplois salariés du secteur privé étaient recensés en Côtes d’Armor, soit 1 160 ou 0,9% de plus à un an d'intervalle (Bretagne : +0,9% et France : +0,5%). Cette augmentation a concerné presque tous les secteurs d'activités, notamment l'Hôtellerie-restauration (+257 emplois, +3,8%), les Autres services hors intérim (+663 emplois, +1,2%), le Commerce (+190 emplois, +0,7%) et la Construction (+34 emplois, +0,2%). Seul le secteur de l'Intérim subit une très légère baisse d'emplois (-2 emplois, -0,02%). Par rapport au 3e trimestre 2023, la baisse totale des effectifs salariés de 0,6% (-769 salariés). est due à celle des secteurs de l'Hôtellerie-restauration (-16,5%), de la Construction (-1,1%) et des Autres services hors intérim (-0,7 %).

 

 

Emploi salarié privé par grand secteur d'activité en Côtes d'Armor
Au 4e  trimestre 2023
Evolution sur 1 an (%)
Industrie
25 117
+ 0,1 %
Construction 
14 745
+ 0,2 %
Commerce
25 940
+ 0,7 %
Hôtellerie, restauration
7 018
+ 3,8 %
Autres services
55 578
+ 1,2 %
Intérim
8 660
- 0,02 %
Total emploi salarié
137 058
+ 0,9 %
Source graphiques et tableau : Urssaf Bretagne, emploi salarié secteur privé, hors secteur agricole, données brutes

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2.2. Demandeurs d'emploi

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre moyen trimestriel
%
- 167
- 0,4
+ 84
+ 0,2
- 385
- 0,9

44 097 demandeurs d’emploi étaient inscrits à Pôle Emploi au 1e trimestre 2024 (données brutes en moyenne trimestrielle, Catégories A, B, C), chiffre stable sur un an alors qu'il progresse en France métropolitaine (+0,7%) et en Bretagne (+0,8%).

 

Source graphiques : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles

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Demandeurs d'emploi de Catégorie A

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre moyen trimestriel
%
+ 373
+ 1,7
- 316
- 1,4
- 800
- 3,6

22 164 demandeurs d’emploi n’avaient pas du tout travaillé au 1e trimestre 2024 (Catégorie A), chiffre en baisse de 1,4% sur un an alors qu'il est stable en Bretagne (-0,02%) et progresse légèrement en France métropolitaine (+0,4%).

Source graphique : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles

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Demandeurs d'emploi de - de 25 ans, de + de 50 ans et de longue durée

Parmi les 44 097 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi au 1e trimestre 2024, 5 765 étaient âgés de moins de 25 ans, effectif en hausse de 3,4% par rapport au 1e trimestre 2023. Cette tendance défavorable est moins forte que celle observée en Bretagne (+4,2%) et qu’au niveau national (+4,1%).

13 155 personnes de 50 ans et plus étaient inscrites à Pôle Emploi, le nombre de seniors demandeurs d’emploi ont augmenté de 0,8% à un an d'intervalle, évolution identique à la moyenne régional alors que la France métropolitaine bénéficie d'une baisse de ces catégorie de demandeurs d'emploi (-0,4%).

Enfin, 19 881 personnes étaient au chômage depuis plus d’un an, effectif en hausse de 0,5% sur un an, inférieure à celle de la Bretagne (+1,8%), l'évolution au plan national étant stable (-0,1%).

Source graphiques : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données brutes en moyennes trimestrielles

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2.3. Demandes de ruptures conventionnelles

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
+ 115
+ 14,6
- 12
- 1,3
+ 120
+ 3,8

Au 4e trimestre 2023, 922 demandes d’homologation de ruptures conventionnelles de CDI ont été enregistrées en Côtes d’Armor (6164 en Bretagne). Le volume de demandes a diminué de 1,7% par rapport au 4e trimestre 2022 alors qu'il progresse d'une même montant en Bretagne et en France métropolitaine : +3,2%. Sur les 922 dossiers déposés, 901 demandes ont été homologuées au 4e trimestre 2023 (-1,3% par rapport au 4e trimestre 2022), soit 97,7%, taux plus faible que celui constaté en Bretagne (98,3%). Sur un trimestre, le département des Côtes d'Armor voit son nombre de demandes progresser (+14,6%), la tendance étant identique en Bretagne (+9,6%) et en France (+10,8%). Au 4e trimestre 2023, le nombre de demandes refusées ou irrecevables s'élève à 21, soit une diminution de 16,0% à un an d'intervalle, contre 23,2% en Bretagne et -13,7% au niveau national.

Source graphique : Directions Régionale et Départementale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi (DIRECCTE), données trimestrielles brutes

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2.4. Offres d'emplois collectées

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
- 600
- 26,1
- 400
-12,1
- 200
- 4,9

2 900 offres d’emplois ont été collectées par Pôle Emploi au cours du 1e trimestre 2024, volume en baisse de 12,1% à un an d’intervalle (Bretagne : -5,8% et France métropolitaine : -7,6%). Les emplois durables (plus de 6 mois ou CDI), qui représentent plus de la moitié des offres d’emplois collectées dans le département (55,2%), ont eux aussi diminués par rapport au 1e trimestre 2023 (-11,1%), la baisse en Bretagne étant de 9,2% et en France métropolitaine de 8,1%.

Source graphiques : Pôle Emploi

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2.5. Taux de chômage

Au 1e trimestre 2024, le taux de chômage en Côtes d’Armor s’établissait à 6,3% (Bretagne : 6,0%, France métropolitaine : 7,3%), taux en hausse de 0,2 point à un an d’intervalle alors qu'il augmente aux niveaux régional et national de 0,3 point. En baisse de 0,1 point sur un trimestre, ce taux est inférieur de 0,8 point à son niveau d’avant-crise sanitaire (fin 2019). La hausse du taux de chômage, à un an d'intervalle, en Côtes d’Armor est plus faible que celles observées dans les autres départements bretons (Finistère et Morbihan : +0,3 point et Ille et Vilaine : +0,4 point). Au 1e trimestre 2024, le taux costarmoricain, si il est identique à celui du Finistère, reste cependant supérieur à celui des deux autres départements bretons, Morbihan (5,9%) et l'Ille-et-Vilaine (5,8 %). "Mais même stable, la tendance d'une remontée du chômage dans l'Hexagone l'an passé est confirmée". Après avoir quasi régulièrement baissé depuis fin 2020, le chômage dans l'Hexagone a repris, pâtissant du ralentissement du marché de l'emploi". A noter que fin 2022, qquelque soit les territoires, les taux de chômage n'avaient jamais été aussi bas depuis 1982. Ils demeurent ainsi nettement au-dessous de son pic de mi‑2015, (-2,9 points au niveau national et régional et -2,8 points en Côtes d'Armor).

Au niveau national, le taux de chômage est identique à celui du trimestre précédent, soit un taux moins défavorable que les prévisions de mi-décembre 2023. Dans ses prévisions l'Insee pensait que le taux de chômage monterait à 7,6 % au premier trimestre puis se stabiliser au printemps. La Banque de France pensait, elle, qu'il va grimper à 7,6 % en 2024 et à 7,8 % en 2025. Plus pessimiste encore, l'OFCE table sur un chiffre proche de 8 % dès cette année.il devrait cependant poursuivre son redressement entamé l'an passé.

Evolution DEFM * et taux de chômage
Sources : DIRECCTE, Pôle Emploi, Insee
DEFM * Cat. A, B, C
Variation 1es trimestres 2023 et 2024
Taux de chômage
au 1e trimestre 2024
Côtes d'Armor
+ 0,2 %
6,3 %
Bretagne
+ 0,8 %
6,0 %
France métropolitaine
+ 0,7 %
7,3 %


Source graphique : Insee - * DEFM : Demandeurs d'emploi en fin de mois

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Taux de chômage des Zones d'emplois de Bretagne :

NB : L'Insee a redéfini de nouvelles ZE en septembre 2020 qui remplacent celles de 2010. Ainsi, les ZE de Pontivy et de Loudéac sont de nouveau regroupées et une nouvelle ZE a été créée, Lamballe-Armor, précédemment incluse dans celle de Saint-Brieuc.

A un an d'intervalle, entre les 1s trimestres 2023 et 2024, le taux de chômage a progressé dans toutes les ZE bretonnes, à l'exception de celles de Lamballe-Armor et de Lannion où il est resté stable. Les 17 autres ZE se caractérisent par une hausse plus ou moins forte de leur taux de chômage. Les hausses les plus significatives concernent les ZE de Ploërmel (+0,5 point), devant celles de Carhaix-Plouguer, Saint-Brieuc et Rennes (+0,4 point). Les plus faibles progressions concernent les ZE de Auray, Morlaix et Pontivy-Loudéac (+0,1 point), Dinan et Quimper (+0,2 point). Les ZE de Carhaix (7,6%) et de Guingamp (7,3%) affichent toujours les taux de chômage les plus élevés de Bretagne suivies par les ZE de Saint-Brieuc (6,8%), Lannion (6,6%) et Morlaix (6,5%). Le taux est légèrement inférieur à la moyenne départementale sur la ZE de Dinan (6,0% contre 6,3%) ainsi que sur la ZE de Pontivy-Loudéac (5,6%). Les ZE de Vitré, Lamballe-Armor et Fougères affichent les plus faibles taux de chômage de Bretagne, inférieurs au taux dit de "plein emploi" (respectivement 3,8%, 4,7% et 5,2%).


Source graphique : Insee

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3. Activités, consommation des ménages

3.1. TVA collectée auprès des ménages

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2021-2022
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
Montant (millions d'€)
%
+ 2,4
+ 1,1
+ 10,9
+ 5,2
+ 130,1
+ 17,1

Le montant de TVA collectée en Côtes d’Armor au 1er trimestre 2023 (dernières données disponibles) s’est élevé à 220 millions d’€, montant plus important qu'au 1er trimestre 2022 (+5,2%). Cet indicateur, témoin du dynamisme de la consommation des ménages, augmente régulièrement chaque 1er trimestre depuis 2013. Par rapport au 4e trimestre 2022, le montant de TVA collectée a légèrement progressé (+1,1%) alors qu'il avait fortement progressé entre les 3e et 4e trimestres 2021 (+27,3%), le 3e trimestre 2021 ayant correspondu au montant le plus faible enregistré depuis le 1er trimestre 2015 (contexte de crise sanitaire).

Source graphiques : Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)

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3.2. Immatriculations de véhicules particuliers neufs

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
- 703
- 20,2
- 167
- 5,7
+ 1 240
+ 11,5

2 773 véhicules particuliers neufs ont été immatriculés en Côtes d’Armor au cours du 1e trimestre 2024, volume en diminution de 5,7% à un an d’intervalle (Bretagne : +0,4%, France : +5,2%). Sur un trimestre, le nombre d'immatriculations a diminué de 20,2%, plus vite qu'en Bretagne (-12,9%) et qu'en France (-9,6%).

Avec le bâtiment, le secteur de l’automobile est un baromètre important de l’activité économique. Et les indicateurs, dans les deux cas, ne sont pas vraiment au beau fixe. Un recul qui se ressent forcément chez les professionnels. Cette baisse à un an d'intervalle peut être imputable à plusieurs facteurs. Déjà en raison du calendrier, avec un mois de mars qui cette année avait deux jours ouvrés de moins. Selon François Roudier, directeur de la communication de la PFA, sans ça, on serait à peu près au même niveau que l’année dernière. Par ailleurs, dans le détail des ventes par marques, cette baisse pourrait être imputable à celles des marques (Françaises surtout !) du groupe Stellantis. Comme l’an dernier, le mois de mars a marqué un regain de l’activité, avec 1 180 ventes. Avec 749 et 844 immatriculations, janvier et février ont été aussi ternes qu’en 2023. La tendance reste néanmoins meilleure qu’au début de l’année 2022. Seules 2 599 immatriculations avaient été comptabilisées durant le premier trimestre. Comparé à 2019, année de référence antérieure à la crise sanitaire, le marché national accuse une baisse de 23,1% par rapport au 4e trimestre 2019 et les Côtes d'Armor de 39,3% (-27,8% en Bretagne). Les fondamentaux du marché restent fragiles et l’inflation continue à peser sur le pouvoir d’achat des ménages. Par ailleurs, la pénurie de semi-conducteurs indispensables à la fabrication de voitures neuves s'est quelque peu dissipée.

A noter qu'en 2023, d'après les données fournies par la Plateforme de la Filière Automobile (PFA) à partir des immatriculations enregistrées par le cabinet AAA Data, le marché automobile français retrouve des standards inédits depuis dix ans et qui dépassent toutes les prévisions initiales des analystes. Toutefois, le marché automobile français, et plus largement européen, est en crise même si les chiffres tendent à dire le contraire ! En effet, après deux années de pénurie des semi-conducteurs, la reprise des livraisons étalée sur l'ensemble de l'année aura permis au marché français d'être en croissance alors que des marchés comme l'Allemagne sont déjà en recul depuis deux mois déjà. Autre effet notable aussi : la progression du marché de l'électrique qui aura permis de booster les immatriculations à hauteur de plus de 16% du marché total.

Source graphiques : Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie

* NB : À compter des résultats portant sur janvier 2022, les données d’immatriculations sont calculées sur un nouveau champ, homogène avec les données de parc publiées. Les séries ont été recalculées sur ce champ depuis janvier 2011. Le champ géographique est dorénavant la France, et non plus la France métropolitaine. Toutes les données d’immatriculations sont prises en compte, à l’exception des immatriculations provisoires et transit temporaire. En 2021, le reliquat des immatriculations qui portaient encore les mentions « domaines » et « militaires », exclu du précédent périmètre, représentait 0,7 % des immatriculations de voitures particulières neuves en France métropolitaine. Les départements d’outre-mer désormais comptabilisés dans le nouveau périmètre, représentaient 3,6 % des immatriculations de voitures particulières neuves en France en 2021.

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3.3. Logements neufs autorisés

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
- 137
- 14,3
- 78
- 8,7
- 450
- 10,4

823 permis de construire (hors logements en résidence) ont été délivrés au cours du 1e trimestre 2024, volume en baisse par rapport au 1e trimestre 2023 : -78 logements autorisés soit -8,7%, moins élevée qu'en Bretagne (-17,2%) et qu'en France métropolitaine (-15,3%). Dans les Côtes d'Armor, la baisse touche aussi bien les logements individuels (-10,3%) que collectifs (-4,6%) à un an d'intervalle. A l'échelle nationale, la tendance est identique (respectivement -24,2% et -7,5%) alors qu'en Bretagne, si la baisse est très forte pour les logements individuels (-27%), les logements collectifs restent stables (-0,4%).

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) - données en date de prise en compte (hors logements en résidence)

 

3.4. Logements commencés

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
+ 167
+ 32,0
+ 95
+ 16,0
- 773
- 26,5

689 logements ont été mis en chantier au 1e trimestre 2024 hors logements en résidence, volume en hausse de 16% à un an d’intervalle. La hausse constatée en Côtes d'Armor concerne les logements collectifs (+104 logements, +120,9%), les logements individuels diminuant de 1,8 % (-9 logements). A l'échelle régionale et nationale, la tendance est, au contraire, quelque soit le type de logements à la diminution, avec pour la Bretagne : -22,1% pour les logements individuels et -17% pour les logements collectifs et pour la France métropolitaine avec des baisses respectives de 22,5% et de 20,6% en un an d'intervalle.

Source graphiques : Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) - données en date de prise en compte (hors logements en résidence)

Le volume de production en Côtes d'Armor de béton prêt à l’emploi a atteint, au 3e trimestre 2023, 111 399 m3 (matériau utilisé dans la construction de logements et de locaux professionnels mais aussi pour les ouvrages d’art et les infrastructures). En hausse de 3,4% à un an d'intervalle, ce volume est inférieur à ceux enregistrés les 2 trimestres précédents de 2023 (122 6013 au 1e trimestre et 130 681 m3 au 2e trimestre).

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4. Précarité

4.1. R.S.A. et Prime d'activité

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2021-2022
Nombre bénéficiaires
%
Nombre bénéificiaires
%
Nombre bénéficiaires
%
- 763
- 1,7
- 914
- 2,0
-
-

Fin mars 2024, 44 816 foyers Costarmoricains ont bénéficié du RSA ou de la Prime d'activité (-2,0% par rapport à mars 2023), 2 495 foyers ayant cumulé les deux prestations sociales. Plus précisément, 10 379 foyers ont perçu un Revenu de Solidarité Active « Socle » versé par la CAF, soit 21 foyers de moins à un an d’intervalle (-0,2%) et 34 437 foyers se sont vus attribuer une Prime d’activité, soit 893 foyers bénéficiaires de moins à un an d'intervalle (-2,5%). Cette prime, qui complète les revenus d’activité professionnelle et remplace le RSA « Activité » et la Prime pour l’emploi, et dont le montant est recalculé chaque trimestre, est versée mensuellement sous certaines conditions aux personnes en activité (avoir plus de 18 ans, un salaire net inférieur à 1 500 € par mois...).

Foyers agricoles bénéficiaires de la Prime d'activité MSA : Aux foyers qui reçoivent leurs prestations de la CAF, s’ajoutent les foyers des salariés et non-salariés agricoles (chefs d’exploitation, conjoints, collaborateurs, aides familiaux) qui peuvent également percevoir des prestations analogues via la Mutualité Sociale Agricole (MSA). 2 907 de ces foyers ont bénéficié de la Prime d’Activité versée par la MSA en mars 2024, soit 231 de moins qu’en mars 2023 (-7,4%). Le nombre d'actifs non-salariés agricoles bénéficiaires a en effet diminué (-20,7%) ainsi que les salariés agricoles (-4,4%).

NB : La forte progression globale des bénéficiaires de ces différents dispositifs sociaux (Cf. graphiques ci-dessous) est principalement due aux effets de la revalorisation exceptionnelle de la Prime d’activité ainsi qu'à l’élargissement des conditions de son attribution suite à l’annonce présidentielle du 10 décembre 2018 et au décret du 21 décembre 2018, en réponse au mouvement des Gilets Jaunes.

Sources graphiques : Caisse d’Allocations Familiales (CAF) et Mutualité Sociale Agricole (MSA) des Côtes d'Armor

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5. Tourisme

5.1. Nuitées touristiques

Sur le 1e trimestre 2024, les Côtes d'Armor ont accueilli 2,9 millions de nuitées touristiques. En hausse par rapport à la même période en 2023 (+ 16 %). Le décalage de la 2esemaine des vacances de Noël lors de la 1ère semaine de janvier a apporté une hausse de fréquentation sur le mois au détriment du mois de décembre 2023. Le mois de février est en repli de 10% alors que le mois de mars, bénéficiant d'une semaine de vacances du Grand-Ouest (jusqu'au 11 mars) et du Week-end de Pâque (très précoce, fin mars), a progressé de 16%.

5.2. Occupation des locations

Sur le 1e trimestre 2024, les locations en plateforme de réservations enregistrent un taux d'occupation moyen de 26%, en recul de 3 points par rapport au 1e trimestre 2023 et de 8 pts par rapport à 2019.

Le développement de l'offre de locations en plateforme accentue la concurrence et explique en partie le repli des taux d'occupation sur le 1er trimestre 2024 par rapport à 2019 (post covid).

   

Sources graphiques : Flux Vision Tourisme (nuitées touristiques), Ligthouse (locations)

5.3. Hôtellerie et Hôtellerie de plein air

Sur le 1e trimestre 2024, les hôtels cumulent 192 150 nuitées en hausse de 9% par rapport à à la même période en 2023, grâce à de bons mois de janvier et de mars compensant un repli d'activité en février.

Le taux d'occupation des hôtels lors du 1e trimestre 2024 de l'année 2024 dépasse les 45%. Il est en repli en février mais compensé par une hausse en mars.     

   

 

NB : Les données trimestrielles relatives aux taux d'occupation des hôtels ne sont pas disponibles pour les années 2020 et 2021 (fermeture administrative en raison de la crise sanitaire). Pour l'hôtellerie de plein air, l'enquête est réalisée d'avril à septembre, il n'y a pas de données sur les 1e et 4e trimestres.

Pour plus d'informations > Lien

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6. Pêche - Agriculture

6.1. Volumes et valeurs des produits de la Pêche

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Volume débarqué (tonnes)
%
Volume débarqué (tonnes)
%
Volume débarqué (tonnes)
%
- 2 584
- 28,0
- 241
- 3,5
- 539
- 2,1

6 639 tonnes de produits de la pêche ont été débarquées en criées au cours du 1e trimestre 2024 (-3,5% à un an d'intervalle) pour une valeur globale de 17,1 millions d'€ (-6,3%). Les poissons (40,2% des apports en criées) progressent en volume (+1,9%) mais diminue en valeur (-2,7%). Les coquillages (3 652 tonnes soit 55,0% des apports) enregistrent des baisses relativement importantes (-6,5% en tonnage et -9,4% en valeur). Il en est de même pour les céphalopodes dont les baisses sont encore plus importantes, -17,6% en tonnage et -14,8% en valeur par rapport au 1e trimestre 2023, en raison notamment d'une baisse des apports de seiches (237 tonnes au 1e trimestre 2024, soit -15,6% en volume et -13% en valeur à un an d'intervalle). Les crustacés, dont les apports sont plus limités (49 tonnes), progressent en volume de 73,4% (+21 tonnes) et également en valeur (+24,9%) à un an d'intervalle.

 Evolution des principaux indicateurs
1e trimestre 2023
1e trimestre 2024
Variation
Pêche & ventes en criées (tonnes)
6 881
6 639
- 3,5 %
Pêche & ventes en criées (milliers d’€)
18 287
17 135
- 6,3 %
   

Sources graphiques et tableau : Criées des Côtes d'Armor

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6.2. Volumes et valeurs des produits de l'Agriculture

Les volumes d'abattage au 1e trimestre 2024 de bovins ainsi que ceux des volailles dont les poulets diminuent à un an d’intervalle. La collecte de lait est relativement stable (+0,6% par rapport au 1e trimestre 2023) ainsi que les abattages de bovins (+0,2%) et de porcs (+0,5%).

Comparaison des indicateurs
Données annuelles, Source DRAAF
1e trimestre 2023
1e trimestre 2024
Variation
Livraisons de lait (milliers d’hectolitres)
3 517
3 536
+ 0,6 %
Abattages bovins (milliers de têtes)
82
79
- 4,3 %
dont Abattages gros bovins (milliers de têtes)
74
74
+0,2 %
Abattages porcins (milliers de têtes)
1 338
1 344
+ 0,5 %
Abattages total volailles (milliers)
15 949
15 268
- 4,3 %
Abattages poulets (milliers)
14 110
13 483
- 4,4 %

Source tableau : Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF).

NB : Les données trimestrielles relatives aux abbatages de veaux et de dindes ne sont plus disponibles à partir du 1e trimestre 2024, le secret statistique s'appliquant à ce type d'espèce. En effet, s'agissant des entreprises, aucun résultat, dans le cas général, n'est publié s'il concerne moins de trois entreprises, ou si une seule entreprise représente 85 % ou plus de sa valeur (secret primaire). Par ailleurs, des résultats sous secret statistique ne doivent pas pouvoir être déduits des résultats diffusés (secret secondaire). Par exemple, on ne doit pas pouvoir déduire une donnée sous secret pour un département à partir de celle de la région et des autres départements par soustraction.

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6.3. Investissement dans les exploitations agricoles

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2021-2022
Montant investissement moyen (€)
%
Montant investissement moyen (€)
%
Montant investissement moyen (€)
%
+ 2 000
+ 3,43
+ 8 800
+ 17,0
- 2 575
- 4,6

L’investissement moyen dans les exploitations agricoles atteint 60 500 € au 3e trimestre 2023 (la donnée du 4e trimestre 2023 devrait être disponible au cours du 2e trimestre 2024), valeur en hausse de de 17,0% à un an d'intervalle. Le niveau d'investissement, resté dynamique en 2021, a fléchit en 2022 (-6.8%) après une progression régulière depuis 4 ans. La tendance globale provient en partie d’une conjoncture moins favorable fin 2021/début 2022 avec la flambée des prix des matières premières qui a entrainé un report, voire une annulation de certains projets d'investissements.

L’investissement moyen remonte fortement en 2023. Cela s’explique par une amélioration des résultats économiques dans les grandes productions (hausse des prix). La moyenne sur 12 mois atteint un nouveau pic qui devrait se confirmer sur l’ensemble des résultats de l’année. L’investissement est lié en grande partie à la conjoncture des grandes productions (lait et porc). La baisse régulière du nombre d’exploitations se traduit aussi par un agrandissement des exploitations en place.
On note aussi un impact toujours décalé dans le temps entre investissement et conjoncture.

L'investissement est lié en grande partie à la conjoncture des grandes exploitations (lait et porc), avec un effet décalé dans le temps. Par ailleurs, la baisse régulière du nombre d'exploitations se traduit par leur agrandissement et, souvent, par de nouveaux investissements, l'impact étant toujours décalé entre investissement et conjoncture.

Source graphiques : CER FRANCE, analyse sur près de 4 000 exploitations agricoles professionnelles en activité (hors installations notamment).

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6.4. Prix de base du porc

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Prix de base (€ / kg)
%
Prix de base (€ / kg)
%
Prix de base (€ / kg)
%
- 0,01
- 0,6
+ 0,38
+ 22,4
+ 0,54
+ 35,9

Le prix moyen du porc en décembre 2023 s'établissait à 2,101 € par kg de carcasse, montant en hausse de 0,38 € par kg ou de 22,4% par rapport à décembre 2022. Après une période difficile, le prix du porc remonte régulièrement depuis le début de l'année 2022, la mise en place de plans d'aide pour la filière ayant été bénéfique pour la trésorerie des exploitations porcines. La hausse se poursuit en 2023 et dépasse les 2 €/kg depuis fin mai et atteint un pic à 2,11 €/kg fin août. Il diminue légèrement par la suite pour finir à 2.10 €/kg en moyenne pour l’année 2023

La hausse du prix du porc s'explique par une forte baisse de la production en 2022 en France (-2,3%) et en Europe (-5,6%). Cette baisse se poursuit en 2023 dans la majorité des grands pays producteurs, de nombreuses raisons expliquant la baisse de cette offre comme la hausse des charges, le contexte de risque FPA en Allemagne, les réglementations environnementales, difficultés de transmission ....

Après deux ans de forte baisse, les exportations de l’UE restent en retrait début 2023. La baisse avait été moins forte vers la Chine mais prononcée vers d'autres pays asiatiques. Le manque de compétitivité à l'export par rapport aux autres grands exportateurs mondiaux (USA, Brésil) expliquent cette baisse ainsi qu'une moindre demande asiatique.

La faiblesse de l'offre avait tiré le prix du porc depuis de nombreux mois. A partir du mois d'août, c'est la faiblesse de la demande qui a provoqué une inversion rapide du cours. Les exportations vers les pays tiers sont en baisse et l'inflation provoque une baisse de consommation. La viande de porc n'y échappe plus (-2,8% pour les ménages en porc frais sur 11 mois en 2023). La consommation en période estivale n'a pas été au rendez-vous. Le manque de rentabilité du secteur de la salaisonnerie a contribué également à la baisse des cours.

Au MPB, la baisse des cours s’est stabilisée fin 2023/début 2024 avec un nouvel équilibre entre baisse de l’offre et baisse de la demande. Le cours remonte en février (préparation de la saison estivale ; stockage de certains opérateurs).

La moyenne du prix du porc sur un an devrait baisser régulièrement début 2024 car les cours étaient très élevés au premier semestre 2023. Les producteurs bénéficient par contre d’une baisse régulière du prix de l’aliment après une flambée en 2022/2023.

Source graphiques : CER FRANCE, analyse sur près de 4 300 exploitations agricoles professionnelles en activité (hors installations notamment)

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6.5. Prix de base du lait

Variation sur 1 trimestre
Variation à 1 an d'intervalle
Variation 2022-2023
Prix de base (€ / 1000 l)
%
Prix de base (€ / 1000 l)
%
Prix de base (€ / 1000 l)
%
- 1,35
- 0,3
+ 29,97
+ 7,3
+ 58,14
+ 15,3

Le prix du lait « A » payé aux producteurs a atteint 441,33 € pour 1 000 litres en décembre 2023, montant en hausse de 29,97 € sur un an (+7,3%). La filière laitière a été perturbée en 2020 par les effets de la crise sanitaire (importants transferts de demande de la Restauration hors domicile vers la Grande distribution, perturbation des échanges...). Les périodes de déconfinement ont permis au marché de retrouver progressivement sa stabilité. Après une phase de stabilisation début 2021, le prix mensuel du lait A s'est redressé tout au long de l’année, cette dynamique se renforçant en 2022 pour atteindre 411,36 € / 1000 litres en décembre, la hausse se poursuivant en 2023 pour atteindre son point haut en septembre (442,68 €). Une diminution semble s'amorcer début 2024.

La réduction de la collecte mondiale ralentit fin 2023. Elle atteint néanmoins son plus bas niveau depuis 2020 en décembre. La baisse de production de l’UE (-0.8% par rapport à 2022), des Etats-Unis (-0.8%) mais surtout de l’Argentine (-8%) explique cette tendance.
Sur l’année 2023 les échanges néozélandais sont à la hausse à l’inverse des Etats-Unis. La Chine est moins demandeuse malgré un fort dynamisme pour le fromage. Les cotations du beurre et de la poudre de lait entier progressent fin 2023.

La production française diminue en 2023 (-2.7% sur un an) malgré un redressement en décembre. Ce manque de dynamisme est en phase avec la décapitalisation du cheptel laitier (-1.6% sur un an). Les hausses des prix au niveau du consommateur pour les produits laitiers vont de +25% sur deux ans pour les yaourts à +32% pour le beurre. Malgré ce contexte inflationniste la consommation des produits laitiers en volume équivalent lait est stable sur un an. La descente en gamme se poursuit avec 52.7% des volumes réalisés sous MDD - marque de distributeur (+2.6% en un an).

Après une année de hausse les résultats économiques des producteurs au 3e trimestre 2023 sont en baisse. La progression du prix du lait ne compense plus l’augmentation des charges (coût alimentaire, mécanisation, charges sociales…).  On note aussi une baisse des marges en céréales (chute des prix).
La répercussion des charges sur les prix de vente reste un combat pour les producteurs malgré la mise en place de la loi Egalim2.

Source graphiques : CER France, * les producteurs perçoivent des plus-values liées à la qualité et au respect de différents cahiers des charges ; Porcs : estimations depuis septembre 2015 ; Lait : moyenne des deux principaux acheteurs

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Ce bulletin de conjoncture est réalisé chaque trimestre à partir des données fournies par les partenaires suivants. Ne sont utilisées ici que les informations rendues disponibles chaque trimestre à la maille départementale.

Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques (DARES), Ministère du travail
Délégation Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle (DGEFP)
Direction Générale de la Compétitivité, de l'Industrie et des Services (DGCIS)
Insee
Banque de France
Urssaf Bretagne
Pôle Emploi
Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL)
Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF)
Direction Régionale de l'Economie, de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DREETS)
Direction Régionale des Douanes (DRD)
Direction Départementale des Finances Publiques (DGFIP)
Greffes du Tribunal de Commerce de Saint-Brieuc
Cellule Économique de Bretagne
CER France
Caisse d’Allocations Familiales (CAF)
Mutualité Sociale Agricole (MSA)
Côtes d’Armor Destination (CAD), Flux touristiques B.A.T. François Marchand, Réseau Morgoat, Flux Vision Orange
Criées des Côtes d'Armor

Les données et analyses sont actualisées aux dates suivantes :
• Juin pour les données du 1e trimestre année n
• Septembre pour les données du 2e trimestre année n
• Décembre pour les données du 3e trimestre année n
• Mars pour les données du 4e trimestre année n -1

> Publication > Point régulier sur l'évolution de la conjoncture nationale sur le site de l'Insee

 

> Voir aussi L'Atlas du département et des EPCI des Côtes d'Armor > Lien

> Vous pouvez également consulter Datagences Bretagne, le portail de données des Agences d'urbanisme et de développement Bretonnes > Lien...