Atlas des Côtes d'Armor "Infrastrutures"

 

> Un réseau routier structuré et de qualité

Le réseau routier breton est reconnu pour sa qualité. Routes nationales, départementales et communales maillent l’ensemble du territoire régional et sont en permanence entretenues, modernisées et sécurisées par les collectivités compétentes. Tout l’espace breton bénéficie ainsi d’une desserte de qualité et gratuite.

La RN 12 (Brest-Rennes) irrigue toute la moitié nord de la Bretagne et des Côtes d’Armor et se prolonge vers Le Mans (A81) et Paris (A11). La RN 176 relie le réseau routier breton et costarmoricain à l’A84 qui assure la liaison entre Caen, Rennes, Nantes et Bordeaux (Autoroute des Estuaires).

La portion sud des Côtes d’Armor est traversée par la RN 164 (Axe Centre Breton Montauban de Bretagne-Châteaulin passant par Loudéac, Rostrenen et Carhaix). L’Axe Triskell (Saint-Brieuc-Vannes-Lorient) contribue également au désenclavement de la Bretagne centrale. Sa mise en 2 fois 2 voies progressive contribue à fluidifier le trafic nord-sud.

Les investissements publics importants consacrés en Côtes d’Armor au développement et à la modernisation des infrastructures routières, contribuent en permanence à l’amélioration du réseau de transport le plus usité. Ce réseau est un facteur essentiel de développement économique, d’échange de marchandises, de mobilité des personnes. Les nombreux projets inscrits au STICA (Schéma des transports intelligents des Côtes d’Armor) témoignent de la volonté, à horizon 2020, d’inscrire le réseau routier départemental dans la modernité et d’en faire un moyen de transport plus sûr pour les usagers.

Caractéristiques générales de réseau routier en Côtes d'Armor : 255 km de routes nationales (999 km en Bretagne), 4 505 km de routes départementales dont 75 km de 2 fois 2 voies (2.000 km pour les liaisons les plus importantes, 2.505 km pour les dessertes plus locales), 18 400 km de voies communales.

Trafics moyens : 34.500 véhicules jour sur la RN12 (Rennes-Brest) avec un maximum de 66.300 au niveau de l’agglomération de Saint-Brieuc, 6.300 véhicules jour sur la RN164, trafic sur les routes départementales multiplié par plus de 3 en 45 ans (1970-2015), augmentation moyenne de 3% par an sur la période 1994-2002 et de 1,4% entre 2002 et 2015, très nette augmentation du trafic en période estivale sur les routes au nord de la RN12 en secteurs littoraux (de +1.000 à +6.000 véhicules par jour selon les voies).

 

Carte > Principales infrastructures de transport Côtes d'Armor

Carte > Réseau viaire Côtes d'Armor

Carte >Temps de parcours entre Saint-Brieuc et quelques villes bretonnes

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> Bretagne à Grande Vitesse (BGV) : Saint-Brieuc à 2h15 de Paris !

La Ligne à Grande Vitesse « Le Mans-Rennes » a été mise en service en juillet 2017. Les Côtes d’Armor sont désormais à 2h15mn de Paris (Gare de Saint-Brieuc). Depuis les gares de Lamballe, Saint-Brieuc, Guingamp, Plouaret et Lannion, les voyageurs ont gagné 40 minutes en moyenne sur le trajet vers la capitale et bénéficient d’une augmentation du nombre de liaisons quotidiennes.

Au-delà des gares TGV, c’est l’ensemble des territoires costarmoricains qui est concerné par ce grand projet ferroviaire. Pour que les avantages de la Ligne à Grande Vitesse (LGV) profitent à tous, et pour faciliter les changements de mode de transport, les correspondances TGV, TER et lignes régulières seront également améliorées, les horaires adaptés et l’offre augmentée pour un service plus fréquent.

Pour accompagner l’arrivée de la LGV, 5 gares seront entièrement repensées pour améliorer l’accessibilité aux trains, coordonner davantage les différents modes de transports et de déplacements (intermodalité) et développer de nouveaux quartiers d’affaires propices à l’installation d’activités commerciales et de services.

Caractéristiques générales du réseau ferré en Côtes d'Armor : 450 km de voies ferrées (1 151 km en Bretagne), 310 km de lignes (Paris-Brest : 124 km, Plouaret-Lannion : 16 km, Lison Calvados-Lamballe : 55 km, Saint-Brieuc-Pontivy : 39 km, Guingamp-Carhaix : 40 km, Guingamp-Paimpol : 36 km), 6 gares régionales (Lamballe, Saint-Brieuc, Guingamp, Plouaret, Lannion, Dinan) dont 5 gares BGV, 30 points d’arrêts.

Autres principales infrastructures de transport : 2 aéroports (Lannion et Saint-Brieuc).

 

Carte > Bretagne Grande Vitesse (BGV)

Carte > Zones d'influence des principales gares TGV en Bretagne

Publication > Les territoires bretons et le projet Bretagne Grande Vitesse

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> Les infrastructures maritimes et portuaires

Mise à jour : 02/2019

La pêche : 9 ports de pêche et de débarquement sont répartis sur le littoral des Côtes d’Armor dont 2 dotés d’une criée de vente : Erquy et Saint- Quay-Portrieux. Ces deux ports d'attache des navires hauturiers concentrent la majorité des emplois, des tonnages et de la valeur débarquée. Les ports de Paimpol et du Légué (Saint-Brieuc, Plérin) sont, quant à eux, équipés d’engins de levage importants d’une puissance respective de 70 et 350 tonnes pour les opérations de maintenance.

Au niveau national, la filière pêche est confrontée à un encadrement européen de plus en plus contraignant qui vise à la protection de la ressource (réduction des flottes, plan de gestion). Elle doit également relever le défi de l’interdiction progressive des rejets en mer, résoudre les contraintes économiques liées à la vétusté des unités de pêche et engager un renouvellement de la flottille. La filière manque également de visibilité sur les conséquences du BREXIT : accès aux captures dans les eaux britanniques.
Grace à une complémentarité entre produits issus des pêches hauturières et côtières, la filière pêche en Côtes d’Armor est en passe de réussir sa mutation. La flottille, diversifiée, couplée à la qualité des produits débarqués, à une gestion des gisements naturels des coquillages de pêche, à l’amélioration permanente des infrastructures portuaires et aux savoir-faire des ateliers d’expédition et de transformation sont autant d’atouts qui ont facilité cette mutation.

La plaisance : Le long des 350 km de côtes du département, 15 600 places sont référencées. La trentaine de ports de plaisance concentre l’essentiel de cette offre (8 700 places). A cela s’ajoutent les 6 900 places dans différentes zones de mouillages en mer. Loin d’être un frein au développement de la filière nautisme, cette diversité de l’offre d’accueil et de services aux usagers est, au contraire, un élément favorable à la pratique de la plaisance.

Principales caractéristiques de la plaisance en Côtes d’Armor :

  • les ports et bassins de navigation sont reconnus de qualité au niveau des ambiances et paysages, mais les plans d’eau sont réputés contraignants vis-à-vis des marées et des courants
  • une très grande diversité d’offres avec des ports en eaux profondes, des mouillages sur l’estran et des modèles de gestion différents
  • des cohabitations sur les infrastructures portuaires avec d’autres activités maritimes, telles que la pêche, le commerce et l’ostréiculture
  • un positionnement favorable avec la proximité de l’Angleterre et des îles Anglo-Normandes, mais une position pénalisante pour l’attractivité des plaisanciers de l’Atlantique

Un marché de la plaisance en pleine évolution :

Au niveau national, le marché de la plaisance évolue avec un changement du profil d’une partie des plaisanciers qui pour certains abandonnent l’achat et la gestion d’un bateau à l’année. Le marché actuel de la plaisance se traduit par :

  • un vieillissement des propriétaires
  • des achats de bateaux neufs en régression
  • un marché de l’occasion qui stagne
  • des permis bateau en augmentation
  • une diminution des inscriptions des emplacements dans les ports les moins attractifs
  • des nouvelles évolutions dans la manière de naviguer, avec en autres un fort développement des unités transportable

Orientation des gestionnaires portuaires :

Ces évolutions, aujourd’hui mal maîtrisées, imposent de revoir le rôle des ports et plus globalement le métier de gestionnaire. Il devra évoluer vers une logique de services «clés en main» avec des stratégies commerciales nouvelles et des offres mutualisées ciblées en recherchant :

  • une complémentarité entre les ports suivants leurs spécialisations : (transit, hivernage, réparation, environnement touristique : escales, visites à terre,…)
  • une communication collective pour capter de nouveaux clients sur le bassin de navigation
  • une mise en réseau des moyens de gestion pour faciliter la mutualisation des offres

La crise économique, le vieillissement des plaisanciers, les nouvelles pratiques émergentes (sports de glisse, location) provoquent un changement d’orientation des ports vers un outil d’attractivité du territoire. De part leur localisation, leur accessibilité, leur clientèle, certains ports ont une vocation économique et touristique avec la mise en place de nouveaux services dont l’objectif est de s’ouvrir vers le territoire, notamment pour les plaisanciers de passage.
Les autres infrastructures, plus faibles en capacité d’accueil, plus limitées généralement en terme d’accessibilité maritime ont davantage un rôle social.
Elles permettent un accès au plus grand nombre avec des coûts de location de mouillage plus faibles qui facilitent la découverte et l’initiation.

Un accès à la mer actuellement trop limité :

Les perspectives de développement de la pratique des loisirs nautiques sont liées à l’amélioration des flux dans les espaces portuaires les plus attractifs (gestion dynamique des places, complémentarité entre ports, stockage) et sur les cales de mise à l’eau. L’aménagement de sites pour le stationnement à terre des unités est également à rechercher.

 

Carte > Capacités d'accueil des ports de plaisance Côtes d'Armor

Carte > Aires de carénage Côtes d'Armor

 

Les ports de commerce : Les ports du Légué (principal site des Côtes d'Armor, 5ème port de marchandises de Bretagne) et de Tréguier assurent l’importation et l’exportation de marchandises dans l’hinterland (zone géographique d’attraction du port). Les principales importations concernent des produits utilisés dans l’agriculture et l’industrie, notamment agro-alimentaire : engrais, tourteaux, bois… Les matériaux extraits de carrières (kaolin, kerphalite) et la ferraille constituent l’essentiel du tonnage exporté. Les trafics, surtout européens, sont assurés par des caboteurs de 1.500 à 4.000 tonnes. La modernisation du port du Légué, avec notamment la mise à flot de l’avant-port qui autorise l’accostage de navires de plus fort tonnage, permet au principal port de commerce des Côtes d’Armor de s’inscrire sur la route des échanges commerciaux européens. Dans les ports de Pontrieux et de Lézardrieux, qui reçoivent uniquement des sabliers, sont déchargées les cargaisons de sable et de maërl provenant des sites d’extraction marine proches de la côte.

 

Caractéristiques générales des infrastructures portuaires en Côtes d'Armor : 9 ports de pêche et de débarquement dont 2 de vente (Erquy, Saint-Quay-Portrieux), 291 navires dont 27 pratiquent la pêche hauturière, 818 marins embarqués dont près du tiers au large, 28 ports de plaisance, 34 300 bateaux immatriculés, une flotte active estimée à 18 570 unités), 4 ports de commerce généralistes (Ports du Légué et de Tréguier) ou de de bornage (Ports de Lézardrieux et de Pontrieux) équipés (11 postes à quai, élévateur à sangles pour les navires jusqu’à 350 tonnes au Légué, aires de carénage avec récupération des eaux de lavage, cabine de peinture, grues de manutention...), 593 000 tonnes de marchandises dont près des 2/3 dans le Port du Légué.

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> Les espaces d'activité

Des superficies en forte augmentation : Les Côtes d’Armor comptent 381 espaces d’activités répartis sur l’ensemble du département. Depuis 1988, le nombre de communes dans lesquelles au moins un espace d’activités est recensé est passé de 129 à 203. 54% des communes costarmoricaines sont aujourd’hui équipées. Dans le même temps, le nombre d’espaces d’activités a été multiplié par plus de deux. La majorité des espaces d’activités sont polyvalents, ouverts à tous les types d’entreprises (tailles, activités,...). Ils sont principalement localisés autour des pôles urbains et le long des axes de circulation structurants (routes nationales dont la RN12 Rennes-Brest et principales départementales).

La superficie totale des espaces d’activités costarmoricains est actuellement de l’ordre de 4 630 hectares contre 1 500 ha en 1988 (+214%). Chaque année, ce sont en moyenne 117 ha supplémentaires qui sont aménagés à comparer aux 102 ha qui sont commercialisés (valeurs moyennes sur la période 1988-2015). La surface moyenne des sites d’activités costarmoricains est de 12,2 ha, en progression par rapport à 1988 (8,9 ha) mais stable depuis 2006 et en légère diminution par rapport à 2012 (12,4 ha). 44% des espaces d’activités sont d’une surface inférieure à 5 ha (47% en 2006, 57% en 1988). En 2015, ils ne représentaient que 9% de la superficie totale (10% en 2006, 17% en 1988). A l’inverse, les ZA d’une superficie supérieure à 10 ha progressent. Les plus importantes (> à 50 ha) ne représentent toutefois que 3% du nombre total de zones mais le 1/3 de la superficie totale.

Sur les 381 espaces d’activités recensés en 2015, 45 ont une superficie de 20 ha ou plus. Ils représentent 54% de la superficie totale du département. Avec une superficie totale commercialisée de 2 240 ha, leur taux d’occupation est supérieur à la moyenne départementale (90% contre 85%). La superficie disponible à la vente s’élève à 209 ha à laquelle on peut rajouter les 374 ha de prévisions d’extensions.

 

Carte > Principales infrastructures de communication et espaces d'activités de plus de 20 ha communes Côtes d'Armor

Carte > Superficie totale des espaces d'activités communes Côtes d'Armor

Publication > Les Zones d'Activités Economiques en Bretagne

Publication > Les Parcs d'activités en Côtes d'Armor, état des lieux en 2015

Publication > Les Parcs d'activités en Côtes d'Armor : un outil au cœur du développement économique

 

       

 

Une commercialisation soutenue : Sur la période 1988-2015, environ 2 760 ha ont été commercialisés sur les espaces d’activités des Côtes d’Armor. Le rythme de vente moyen annuel durant cette période a été de l’ordre de 102 ha. Si le volume de commercialisation était effectivement de cet ordre entre 1988 et 1993 (103 ha), il a nettement fléchi entre 1993 et 2000 (77 ha) pour croître fortement sur la période 2000-2006 (130 ha) et atteindre, entre 2006 et 2015, celui de la première période (103 ha).

Un taux d'occupation élevé : Le taux d’occupation global des espaces d’activités du département est élevé et a augmenté au cours de la période 2006-2015 alors qu’il était resté relativement stable les années précédentes. Plus des 4/5 des zones ont un taux d’occupation supérieur à 50% et 46% sont totalement occupés. Le taux d’occupation varie toutefois selon les territoires (échelle pays) de 70 à 89%. En augmentation depuis 1993 sur les Pays de Dinan et du Centre Bretagne, et plus nettement encore sur les Pays du Trégor-Goëlo, de Saint-Brieuc et du Centre Ouest Bretagne, il reste stable pour celui de Guingamp.

La superficie disponible à la vente (viabilisée ou susceptible de l’être très rapidement) est, quant à elle, beaucoup plus importante qu’en 1988 (585 ha contre 322). Elle est localisée, pour plus des 4/5, sur les Pays de Saint-Brieuc (135 ha), de Guingamp (133 ha), du Centre Bretagne (127 ha) et de Dinan (125 ha). Si ces superficies peuvent sembler importantes, il est important de retenir qu’elles sont disséminées sur l’ensemble du département et qu’une part est très certainement «non utile» (ZA trop isolées, mal desservies, très concurrencées, insuffisamment équipées, topographie trop contraignante, zones humides ...).

Des extensions sont programmées à plus ou moins long terme (5 à 10 ans, voire au-delà) sur de nombreux espaces d'activités pour une superficie d’environ 835 ha. Plus des 2/3 de cette superficie se situent sur les Pays de Saint-Brieuc (33%), du Centre Bretagne (19%) et du Trégor Goëlo (18%). Le cumul de la superficie totale disponible et des prévisions d’extensions à moyen ou long terme s’élève à 1 419 ha pour l’ensemble du département des Côtes d’Armor soit l’équivalent de quatorze années de commercialisation au rythme actuel. 50% de cette superficie est concentrée sur les Pays de Saint-Brieuc et du Centre Bretagne (Pays de Dinan : 17%, Pays de Guingamp : 15%, Pays du Trégor Goëlo : 14%).

 

Carte > Taux d'occupation des espaces d'activités communes Côtes d'Armor

Carte > Superficie disponible et possibilités d'extension des espaces d'activités communes Côtes d'Armor

 

 

 

Une maîtrise d’ouvrage intercommunale qui se généralise : Les Communautés d’agglomération et de communes gèrent désormais 55% des sites (20% en 1988) et maîtrisent 75% de la superficie globale (36% en 1988). Ces proportions sont en hausse constante et vont encore progresser au cours des années à venir au rythme des créations et extensions d’espaces d’activités. En effet, les créations sont aujourd’hui quasi exclusivement en maîtrise intercommunale et les extensions, lorsqu’elles concernent des sites initialement communaux, conduisent très souvent au transfert de la maîtrise d’ouvrage communale au groupement intercommunal. Par ailleurs, la loi Notre d’août 2015 prévoit le transfert intégral de la compétence économique des communes et de la gestion de l’ensemble des espaces d’activités aux Communautés en 2017.

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